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Accueil > Revue Partage > année 1997

Extraits de la revue
Partage international

Juin 1997 - N° 106

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Faits et prévisions


  • Citation


  • Courrier des lecteurs


  • Esotérisme




L'article du Maître

Home La synthèse

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme
 
Où que l’on regarde aujourd’hui, les signes du changement apparaissent de plus en plus clairement. Il n’est pas un endroit, semble-t-il, où les nouvelles énergies n’aient pas pénétré, où elles soient passées inaperçues. L’agitation et les troubles qui, à l’heure actuelle, sévissent de toutes parts, témoignent de leurs effets. Ainsi les feux de la purification accomplissent-ils leur tâche salutaire. Tout se renouvelle, tandis que sont lavées les fautes d’un passé reculé. Beaucoup se méprennent sur ces signes de changement et les interprètent à contresens, n’y voyant que l’effondrement d’un monde familier, et la perte d’icônes si longtemps vénérées. Ils abordent ainsi l’avenir dans la crainte, regrettant un passé dont les contours s’effacent.
 
Une perspective différente
 
Dorénavant, une perspective différente s’offrira au regard des hommes : de plus en plus, ceux-ci auront le sentiment qu’un ordre nouveau se fait jour dans leurs activités, les conduisant avec le temps à l’établissement d’une synthèse. Ainsi en sera-t-il. Ainsi les hommes appréhenderont-ils la nature du Renouveau, ainsi se mettront-ils en quête des formes appropriées.
 
Il arrive fréquemment que les hommes tentent d’imposer leur propre notion de l’ordre à des groupes disparates. Ainsi les idéologies de la haine et de la division font-elles des ravages au sein du peuple. Inévitablement, les formes politiques fragiles qui en résultent se désintègrent, faute d’un soutien suffisant ; dogmes et doctrines ne peuvent gouverner éternellement la vie des hommes.
 
De plus en plus, la synthèse occupera l’esprit des hommes. De plus en plus, ils en découvriront les véritables significations : rencontre par le cœur et l’esprit ; identité de but ; alliance et fusion par l’expérience de l’union, entre humains, puis avec la source de tout.
 
Ainsi les hommes apprendront-ils le secret de la vie et de l’amour, ainsi deviendront-ils des dieux.
 
Un état d'esprit inclusif
 
Quand Maitreya apparaîtra devant le monde, il encouragera les hommes à explorer ces relations et à leur donner expression dans la construction des institutions nouvelles. C’est seulement ainsi que ces structures répondront aux besoins de tous, et que la nouvelle culture encouragera un état d’esprit inclusif.
 
Les hommes doivent apprendre à vivre en harmonie et dans le respect mutuel. La bonne volonté doit gouverner leurs pensées et leurs actions afin que disparaisse pour toujours l’esprit de compétition qui aujourd’hui les domine tant. C’est ainsi, seulement, que la synthèse sous-jacente portera les fruits uniques qui sont les siens.
 
L'aspiration de l'homme
 
Bientôt, les hommes entendront les paroles de Maitreya et seront mis au défi d’y répondre. Ils ont hâte qu’il soit fait appel à ce qu’il y a de meilleur et de plus élevé en eux, et lorsque tel sera le cas, ils seront à la hauteur de la situation. Ainsi en sera-t-il. Maitreya invoquera l’aspiration fondamentale de l’homme à la fraternité, et lui donnera forme et direction dans la restructuration du monde.
 

 
Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home Augmentation du nombre des sans-abri au Japon

Source : Inter Press Service

Le nombre des sans-abri japonais s'est accru. Pour la seule ville de Tokyo, entre 5 000 et 10 000 personnes vivent dans les rues, selon les estimations de l'Armée du Salut.

Au cours des années 1990, les rangs des sans-abri ont commencé à grossir, alors que l'instabilité de l'économie japonaise se traduisait par un chômage plus important et un effondrement du marché immobilier qui entraîna la fermeture de nombreuses petites entreprises du bâtiment. Le chômage a atteint le niveau record de 3,4 % de la population active en décembre 1995, un chiffre bas si l'on considère les normes mondiales, mais un degré alarmant dans l'histoire japonaise depuis la Seconde Guerre mondiale.

Les défenseurs des sans-abri affirment que ni le gouvernement ni le public ne semble percevoir l'ampleur du problème. Dans les médias, cette situation fait l'objet de très peu de commentaires.




Home Asie du Sud, la zone la plus pauvre du monde

Source : Abendszeitung, Allemagne

L'Asie du Sud est la région la plus pauvre du monde. Selon l'ONU, dans cette zone qui comprend l'Inde, le Pakistan, le Bangladesh, le Sri Lanka et le Boutan, 130 millions d'enfants sont contraints de travailler jusqu'à 15 heures par jour, et plus d'enfants encore qu'en Afrique sub-saharienne souffrent de la faim. Alors que le revenu moyen de cette partie de l'Afrique est de 555 dollars par habitant et par an, il n'est que de 309 dollars en Asie du Sud. La moyenne des pays en voie de développement est de 970 dollars. Un milliard d'êtres humains vit en Asie du Sud, dont seulement 260 millions ont accès à un minimum de soins, 337 millions n'ont pas accès à l'eau potable et près de 400 millions sont illettrés. L'auteur de cette étude, Mahbub-ul-Haq, ancien ministre du Pakistan et conseiller spécial auprès du Programme de développement des Nations unies, met en cause les investissements en matière d'armement des pays concernés. D'après lui, une réduction de 5 % des dépenses d'armement générerait 80 milliards de dollars en l'espace d'un an et demi.




Home Des sacs de couchage pour les SDF

par Jan Spence

Flo Wheatley tenait son jeune fils, Léonard, qui était en train de vomir, prêt à s'effondrer. Ils revenaient de l'hôpital où Léonard suivait un traitement quotidien pour son cancer, et ils se trouvaient à proximité d'une station de métro de New York. Il commençait à pleuvoir. Les gens allaient et venaient sans leur prêter attention. Une voix s'adressa soudain à Flo : « Vous avez besoin d'aide, Madame », et lorsqu'elle leva les yeux, elle vit un SDF vêtu d'un jean's, de sneakers et d'une veste militaire raccourcie. Un peu craintive elle déclina son offre en disant : « Ça va aller, merci. » Mais l'homme insista : « Vous avez besoin d'aide, Madame. » Il prit sa valise et se dirigea vers la station. Flo et Léonard le suivirent et tous trois prirent le métro. Ils descendirent à la station de Flo et l'homme héla un taxi pour eux.

« Avant que le taxi ne démarre, j'ai glissé un billet de cinq dollars dans sa main, dit Flo, et je l'ai entendu dire doucement : « Ne m'abandonne pas. » Flo n'a jamais oublié ces paroles.

De « vieux patchworks »

Deux ans plus tard, en 1985, Léonard guérissait miraculeusement de son cancer, et à Hop Bottom, petit village de Pennsylvanie de 385 habitants, Flo confectionnait son premier sac de couchage, en utilisant de vieux vêtements – jeans, chemises, polos – qui n'allaient plus à ses enfants. Flo se rendit ensuite avec son mari, en voiture, à Manhattan, et offrit le sac de couchage à un homme blotti à l'entrée d'un immeuble. Cette année-là, elle confectionna huit sacs.

Bientôt, tout le voisinage fut au courant de son action et vint déposer chez elle bouts de tissus et vieux vêtements. Une église des environs invita Flo à parler de son initiative et à faire une démonstration. Elle baptisa son initiative familiale « My Brother's Keeper Quilt Group » (groupe des patchworks protecteurs de mon frère) et les sacs de couchage de « vieux patchworks », afin que les volontaires potentiels ne pensent pas que c'était trop difficile à réaliser. Ainsi son initiative prit-elle de l'ampleur et les femmes du voisinage prirent l'habitude de se réunir pour coudre et sympathiser. La plupart des sacs furent entreposés dans le garage de Flo qui restait ouvert en permanence. En 1992, plus de 5 300 « vieux patchworks » furent distribués à des SDF de Manhattan et d'autres grandes villes.

La famille Wheatley rédigea une fiche d'instructions simples sur la manière de confectionner un vieux patchwork. Dans un premier temps, on coud ensemble des morceaux de tissu jusqu'à obtenir une pièce d'environ 2m2, puis on confectionne une seconde pièce identique. Les deux pièces sont ensuite cousues l'une contre l'autre. Puis on remplit avec de vieux rideaux, des bouts de couvertures ou du bourrage de matelas afin de matelasser les sacs. De vieilles cravates sont utilisées en guise d'anses. Tout tissu de récupération peut donc servir pour la confection des sacs et la fiche d'instructions est très demandée.

Une équipe se réunit chez Flo chaque mercredi matin pour traiter le courrier tout en partageant le petit déjeuner. Des demandes de fiches d'instructions leur parviennent de tous les Etats-Unis et même de l'étranger. Un missionnaire du Mexique a demandé les instructions afin de se confectionner un sac et apprendre à d'autres à le faire. Une autre demande émana de volontaires américains basés en Allemagne : des sacs « made in Flo » furent parachutés pour des réfugiés bosniaques.

A Mesa, en Arizona, on vient juste de terminer le 2 000e sac de couchage. A Fort Ogden, en Floride, on confectionne un sac par semaine depuis 5 ans. Flo estime que depuis 1985, plus de 100 000 sacs de couchage ont été distribués.

Eleanor Dugan et Becky Gordon, cofondatrices du groupe de San Francisco, déclarent que le piquage est pour elles une vocation. Elles ont exposé leurs ouvrages dans des manifestations régionales et ont acquis une notoriété nationale. Maintenant, c'est devenu leur principale activité.

Un groupe informel se réunit chez Eleanor et sa maison prend des allures d'entrepôts. Des hôtels ont récemment donné 200 couvre-lits et de la garniture de matelas, remplissant son salon presque jusqu'au plafond. Sa salle-à-manger est occupée par une grande table destinée à faire les coupes et par une machine-à-coudre. « Ce n'est pas la grande classe, déclare Eleanor, mais pour certains SDF ces sacs sont leur seule chance. » Elle fait des exposés et des démonstrations dans les paroisses, les écoles et les associations, ainsi qu'à la prison du Comté de San Francisco. Lors d'une récente réunion d'information, dans un centre communautaire du Bronx, Flo, qui s'attendait à voir des volontaires pour confectionner et distribuer les sacs, vit arriver des familles de sans-abri avec leurs enfants. Elles passèrent toute la journée à confectionner des sacs et repartirent avec pour s'en servir le soir même.


Pour toute demande d'information, envoyer une enveloppe pré-affranchie (ou un coupon réponse international) à  : My Brother's Keeper Quilt Group, Route 1, Box 1049, Hop Bottom, Pennsylvania 18824, USA.


Jan Spence – le sens du service

Le 29 avril au petit matin, notre amie Jan Spence s'est éteinte en paix dans les bras de son fils.

Jan se présentait elle-même comme « un soldat pour la justice ». Elle sut montrer l'aspect pratique des priorités énoncées par Maitreya, à travers une vingtaine d'articles et de nombreuses photographies publiées dans Share International. Elle avait appris la nouvelle de la présence de Maitreya en 1985, et n'avait cessé depuis de travailler pour son émergence.

Jan était une figure parmi les sans-abri de San Francisco, sachant inciter les entreprises locales à se montrer généreuses, et vivant elle-même dans la simplicité afin de pouvoir offrir ce qu'elle pouvait aux personnes dans le besoin. Sept jours sur sept, pendant sept ans, Jan distribua des sandwiches fait maison à ceux qui vivent dans les rues du centre ville. Ensuite, âgée de 67 ans, elle décida de devenir journaliste, afin de pouvoir s'exprimer au nom de ceux qui ne peuvent se faire entendre. Ses articles, dont certains ont été publiés en français dans Partage International, ont couvert de multiples aspects de la vie sociale : depuis la pauvreté rurale dans le Kentucky jusqu'aux conditions de vie des cueilleurs de fraises en Californie, en passant par les centres d'aide aux femmes au Costa Rica et les expériences cubaines en matière de justice sociale. Ses articles étaient tous issus des enquêtes qu'elle menait elle-même sur le terrain.

Son talent d'expression nous manquera, mais sa détermination sans faille à servir restera source d'inspiration.

La redaction

Benjamin Creme a confirmé que l'homme SDF qui est venu en aide à Flo, près de la station de métro new-yorkaise, en 1983, était le Maître Jésus. Lorsqu'elle apprit cela, Flo déclara : « Je le crois vraiment ! Le fondement de ma vie, c'est le Christ. Notre œuvre n'appartient à personne en particulier, elle s'adresse à tous. A tous ceux qui comprennent la souffrance d'autrui et savent leur tendre la main.»



Point de vue

Home Mettre un terme aux programmes actuels d'aide aux entreprises*

par Ralph Nader

Les questions relatives à la concentration du pouvoir et aux divergences d'intérêt entre la société civile et le monde des entreprises ne constituent guère le menu favori de nos journaux ou de nos programmes de télévision. En conséquence, et malheureusement, la plupart d'entre nous grandissons en adhérant à un esprit d'entreprise au lieu d'adopter un esprit citoyen.

Si je prononce les mots « criminalité, violence, assistance sociale et trafiquants de drogue », quelles images vous viennent à l'esprit ? Ce sont la criminalité et la violence dans les rues, les files d'attente des personnes venant toucher leurs chèques dans les bureaux de l'aide sociale, les dealers et les toxicomanes. Et pourtant, quelle que soit l'unité de mesure choisie, il existe bien davantage de criminalité, de violence (et de toxicomanie) dans le monde des entreprises que dans la rue, arène où s'affrontent les pauvres. Il existe plus de 120 programmes d'aide du gouvernement américain aux entreprises. Nous en arrivons à penser qu'ils constituent une ingérence du gouvernement, et non pas un simple soutien, envers le système de marché libre. Il est difficile aujourd'hui de trouver une grande industrie dont la majeure partie des investissements initiaux n'aient pas été l'œuvre du gouvernement : l'aérospatiale, les télécommunications, la biotechnologie et l'industrie agro-alimentaire. Le budget de l'Etat attribué à la recherche et au développement finance l'industrie pharmaceutique. Les fonds sont distribués généreusement à des entreprises qui ne s'en vantent pas.

L'aide accordée aux entreprises n'a jamais été considérée comme fragilisante. Personne n'envisage d'imposer des « workfare requirements2 » aux bénéficiaires de l'aide aux entreprises, ni un programme de « deux ans et vous n'y avez plus droit3 ». Personne ne parle d'« aide aux entreprises ayant des charges4 » : on parle d'« incitations » à leur sujet.

Au niveau local, dans les communes qui ne peuvent plus entretenir leurs écoles, où les enfants manquent de tables et de livres, des administrations locales paient trois, quatre, ou cinq cents millions de dollars pour s'attirer les services de vedettes du base-ball, du football et du basket-ball qui ne veulent même pas partager les bénéfices. De véritables entreprises de sport sont subventionnées par les communes. Elles sont passées maître dans l'art de faire supporter leurs pertes par la société, tout en sachant comment conserver pour elles-mêmes leurs profits.

Il y a eu la débâcle des Caisses d'épargne – et vous la paierez jusqu'en l'an 2020. Capital et intérêt, il a fallu 500 milliards de dollars pour tirer d'affaire 1 000 caisses d'épargne. Leurs cadres ont pillé, spéculé, escroqué les économies de leurs clients – puis se sont tournés vers Washington pour se faire renflouer.

Il existe un nouveau médicament du nom de Taxol, destiné à combattre le cancer des ovaires. Ce médicament a été produit grâce à une subvention de 31 millions de dollars prélevés sur l'argent du contribuable, versé par l'intermédiaire des Instituts nationaux de la santé, et ayant financé l'intégralité de l'expérimentation médicale. La formule a été ensuite cédée à la société Myers Squibb. Le contribuable n'a pas touché de royalties. Il n'y eut aucune restriction sur le prix. Il en coûte actuellement entre 10 000 et 15 000 dollars par malade, pour obtenir une série de traitements. Si les malades ne peuvent pas payer, ils ont recours au « Medicaid5», et le contribuable paie de nouveau à l'autre extrémité du cycle.

Et pourtant, de quoi parle-t-on dans notre pays et à Washington lorsqu'on évoque l'aide sociale ? Du chèque mensuel de 300 dollars qu'on a donné à une mère qui en bénéficie, et dont la plus grande partie est immédiatement recyclée dans l'économie, par la consommation. Mais l'aide accordée aux entreprises lui est de loin supérieure. Que ce soit au niveau fédéral, des Etats, ou local, il n'existe aucune comparaison entre l'aide accordée aux entreprises et celle des programmes d'aide à la pauvreté.

Sur les 179 écoles de Droit du pays, seulement 15 (et encore, depuis peu) proposent un cours unique ou un séminaire sur la criminalité d'entreprise. Pensez-vous que ce soit une simple erreur ? Les programmes d'études, dans une école de Droit, sont quasiment dictés par le marché du travail ; celui-ci offrant des créneaux dans le Droit concernant le commerce, les faillites, les valeurs, les changes, les impôts ou le foncier, ces écoles offrent automatiquement des cours et des séminaires sur ces sujets. Un professeur qui étudie la criminalité d'entreprise estime qu'elle coûte 200 milliards de dollars au pays par an. Et pourtant, il n'y a pas beaucoup de débats au Congrès sur la criminalité d'entreprise. Vous ne voyez que très peu de journaux se focaliser sur ce problème. Pourtant, la pollution de l'air tue 50 000 personnes par an, les empoisonnements et les accidents sur les lieux de travail en tuent 100 000 et le tabagisme 420 000. Les entreprises jouent sur la dépendance de leurs clients, puisqu'il a été démontré récemment que les manufactures de tabac essaient de rendre dépendants pour la vie les jeunes de 10 à 15 ans.

Quand vous grandissez dans l'esprit de l'entreprise, vous n'apprenez rien sur la réalité de l'aide qu'elle reçoit. Les systèmes qui dirigent vers elles les dollars des contribuables, grâce à des contrats gouvernementaux gonflés via le Pentagone, ou au travers de subventions, de garanties de prêts, de primes et de toute une variété d'habiles transferts des avoirs du contribuable, n'attirent que peu l'attention.

Savoir ce qui nous appartient

L'éducation que nous recevons ne nous permet pas de savoir ce que nous possédons collectivement, en tant que bien public. Si quelqu'un vous demande ce que vous possédez, vous et vos parents, vous répondrez : des maisons, des voitures et divers objets. La plupart d'entre vous ne penserez pas à dire que vous êtes propriétaires de ce tiers de l'Amérique qui est le domaine public, et copropriétaires des ondes hertziennes publiques. Quand vous demandez qui possède ces ondes aux étudiants d'aujourd'hui, vous obtenez toujours la même réponse : « les réseaux », ou peut-être « le gouvernement ». Mais nous sommes les possesseurs de ces ondes hertziennes publiques, et la Commission fédérale des communications est notre véritable agent immobilier. Les stations de radio et de télévision en sont les locataires. Elles ont obtenu une licence, mais elles décident de qui dit quoi, 24 heures sur 24, sur les fréquences qui leur sont accordées.

Vous payez davantage pour votre licence automobile que la plus grande station de télévision pour sa licence de diffusion. Mais si vous, propriétaire, désirez participer à ce qui vous appartient, les stations de télévision et de radio vous disent : « Désolé, mais c'est impossible. » Ces compagnies affirment qu'elles doivent diffuser des inepties (sensualité, télé-achat, rediffusions de films). Nous disposons du plus grand système de communications du monde, mais aussi des programmes les plus avilissants, et de la plus courte émission où le public peut s'exprimer. Cette émission (que les gens du métier appellent le « sound bite ») est actuellement réduite à cinq secondes.

Vous et vos parents êtes peut-être copropriétaires des 4 000 milliards de dollars de fonds de retraite investis dans les entreprises. La raison pour laquelle cela n'attire pas beaucoup l'attention est que, bien que nous les possédions, ce sont les sociétés commerciales qui en ont le contrôle. Ce sont les entreprises, les banques et les compagnies d'assurance qui investissent l'argent de nos retraites. Les salariés n'ont aucun droit de vote à ce sujet. Si c'était le cas, ils auraient une influence colossale sur les entreprises qui gèrent d'énormes fonds de retraite. Le fait que nous ne contrôlons pas ce que nous possédons devrait faire l'objet de débats publics, car si nous commencions à accroître notre contrôle sur nos avoirs, nous mettrions de l'ordre dans les actifs considérables qui sont légalement les nôtres, afin d'améliorer notre société. Mais cela restera impossible si nous n'exposons pas ce problème sur la place publique. Toute réforme nécessite une réorganisation de notre temps. Celles qui lancèrent le mouvement en faveur du droit de vote pour les femmes décidèrent d'y consacrer du temps, face à une incroyable opposition. Ceux qui luttèrent pour l'abolition de l'esclavage décidèrent aussi d'y passer du temps. Les travailleurs qui formèrent des syndicats y accordèrent également du temps.

Le pouvoir de l'action civique

Comment avons-nous, dans l'Histoire, mis un frein au pouvoir des entreprises ? En prohibant le travail des enfants, en établissant des règles de sécurité et de santé professionnelles, en imposant des normes aux véhicules à moteurs et des normes de sécurité aux produits alimentaires et pharmaceutiques. Mais les organismes régulateurs dans ces domaines sont maintenant à bout de souffle. Leurs budgets sont minces (bien moins de 1 % du budget fédéral). Leur travail consiste à établir une ronde de surveillance des entreprises par un policier fédéral afin de lutter contre les rejets illégaux de produits toxiques. Mais les entreprises ne se conforment pas volontiers à ces lois régulatrices qui s'opposent à leur criminalité, à leurs fraudes, à leurs abus et à leur violence, et jamais elles n'ont été aussi mal appliquées. Les organes de contrôle n'ont jamais eu aussi peu de moyens. La responsabilité en revient au président Ronald Reagan, suivi du président George Bush. Et maintenant, nous avons « George Ronald Clinton » qui rend la transition très facile.

Le démantèlement de la démocratie est peut-être l'aspect le plus inquiétant de l'envahissement de notre société par l'esprit des entreprises. Si vous le voulez-bien, portez votre attention sur deux piliers de notre système juridique : la loi sur les préjudices subis, et celle sur les contrats. Le principe de la loi sur les préjudices subis est le suivant : si l'on vous a fait du tort, vous avez un recours contre l'auteur. Cela date de bien plus de 200 ans. Et à l'heure actuelle, au sein des corps législatifs, au niveau des Etats et au Congrès, on a voté, ou on est sur le point de voter des lois protégeant les auteurs des dommages, des lois qui les relèvent de leurs responsabilités. Quand les médecins de l'Ecole de santé publique de Harvard attestent que 80 000 personnes décèdent chaque année dans les hôpitaux par suite d'incurie médicale (nombre supérieur au total des décès dus aux accidents de la route, aux homicides et aux incendies), cela soulève la question de savoir pourquoi nos élus s'efforcent de rendre plus difficile pour les victimes d'incurie médicale de se faire entendre devant les tribunaux6.

Tout comme au Moyen-Age, un pour cent des gens les plus riches possèdent 90 % de la richesse. Le taux de chômage ne prend pas en compte les gens qui ont renoncé à chercher du travail au bout de six mois, ni ceux qui, sous-employés, travaillent vingt heures par semaine. Un aspect grandissant du danger lié à l'esprit des entreprises est l'attitude qui consiste à les laisser mettre au point les mesures avec lesquelles nous évaluons les progrès de l'économie. La démocratie est le meilleur mécanisme qu'on ait jamais inventé pour résoudre les problèmes. Cela signifie que plus on l'affine – que plus les gens la pratiquent et se servent de ses outils – plus on a de chances non seulement de résoudre nos problèmes, ou du moins de les réduire, mais aussi de prévoir et de prévenir les risques à tous les niveaux. Quand vous voyez les entreprises démanteler la démocratie, vous devez prendre cela très au sérieux et en faire l'objet d'un débat politique public.

Nous jouons cinq rôles : celui de citoyen électeur, de contribuable, de travailleur, de consommateur et d'actionnaire par l'intermédiaire des fonds de retraite. Tous ces rôles sont cruciaux dans notre économie politique. Et cependant, ils n'ont cessé de s'affaiblir à mesure que la concentration du pouvoir des entreprises sur nos institutions politiques, économiques et culturelles s'est accrue au fil des années.

Nous sommes censés avoir un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. A la place, nous avons un gouvernement des Exxons, par la General Motors et pour les DuPonts. Nous avons un gouvernement qui reconnaît les droits, les responsabilités et les privilèges des entreprises, qui sont des entités artificielles créées par des statuts, contre les droits et les privilèges des gens ordinaires.

Jefferson nous avait avertis que le but d'un gouvernement représentatif était de contrebalancer les « excès du pouvoir de l'argent » – à l'époque, la classe des marchands, et maintenant, celle des entreprises. Prenez garde au gouvernement qui n'agit pas dans ce sens.


Cet article est extrait d'un discours de R. Nader au Collège Haverford de Pennsylvanie. La version intégrale est publiée par The Washington Spectator (The Public Concern Foundation Inc, London Terrace Station, PO Box 20065, New York, NY 10011).
Ralph Nader est l'auteur de
Civics for Democracy (390 p., 17.95 $), Essential Information, PO Box 19405, Washington DC 20036]


* Cet article est paru aux Etats-Unis, dans le Washington Spectator Newsletter, et s'adresse par conséquent à un public américain. Estimant toutefois qu'il présente un intérêt d'ordre général, nous le reproduisons ici à l'intention de l'ensemble de nos lecteurs. Ndlr.
2 et 3 « Workfare requirements » fait allusion aux nouvelles lois américaines selon lesquelles les bénéficiaires de l'aide sociale doivent trouver un emploi au bout de deux ans au maximum. Passé ce délai, ils n'ont plus droit aux prestations.
4 Allusion à l'un des principaux programmes fédéraux d'aide sociale, l'aide aux familles ayant des enfants à charge.
5 Médicaïd : assistance médicale aux démunis
6 Notons que le président Clinton a opposé son veto à l'un des projets de la loi. Ndlr





Signes des temps

Home Le suaire de Turin échappe aux flammes

Source : De Volkskrant, P.-B

Le 12 avril 1997, un incendie a ravagé la cathédrale de Turin, détruisant la chapelle Guarini, vieille de trois siècles, qui avait été construite tout spécialement pour le Sindone, le « saint suaire » dans lequel, selon la tradition, le corps de Jésus avait été enveloppé. Le suaire de Turin a été sauvé du désastre par un pompier qui, comme s'il avait été en transe, est parvenu à rompre une quadruple épaisseur de verre à l'épreuve des balles, afin de sauver le coffret en argent contenant le suaire.

Ce pompier, Mario Trematore, les mains en sang, la peau ayant été arrachée par la puissance de ses gestes, a déclaré par la suite : « C'est Dieu qui m'a donné la force de briser ce verre. » En examinant le suaire, l'Archevêque de Turin a déclaré : « Il est intact. C'est un miracle. »

En échappant sans dommage à son troisième incendie au long de sa mystérieuse existence, le suaire n'a pu qu'accroître son prestige – surtout depuis que des scientifiques de diverses disciplines ont accumulé les preuves permettant de le dater approximativement des années 30 ap. J.-C.

En 1988, quatre minuscules morceaux de toile avaient été découpés en bordure du suaire pour être testés en laboratoire, afin de déterminer une fois pour toute son âge. La méthode de datation au carbone 14 avait révélé que le suaire avait été tissé entre 1260 et 1390 ap. J.-C. Mais aussitôt après la publication de ces résultats, d'autres scientifiques les ont réfutés. En effet, la structure chimique du tissu s'est considérablement altérée en raison de deux incendies. Au 6e ou 7e siècle, un moine avait fait tomber un morceau d'encens incandescent sur le Suaire, et en 1532, un incendie avait éclaté dans la chapelle des Ducs de Savoie à Chambéry, en France, endommageant les bords du suaire. C'est cette partie du tissu qui avait été utilisée pour la datation. Des experts du laboratoire Sedov, à Moscou, ont simulé l'incendie de 1532 et étudié ses effets sur un tissu dont on savait qu'il datait du 1er ou du 2e siècle ap. J.-C. Ils en ont conclu que la datation au carbone était inefficace pour déterminer l'âge du suaire.

Deux microbiologistes de l'Université du Texas sont parvenus aux mêmes conclusions, quoique pour d'autres raisons. Leoncio Garza Valdes et Steve Mattingly ont découvert une très fine couche de bactéries et de champignons sur les pièces de tissu provenant du suaire. Il est inévitable que cette « couche biologique » ait eu une influence sur les résultats de la méthode de datation au carbone. L. Garza Valdes et S. Mattingly ont également découvert dans le tissu quatre types de bactéries dont on sait qu'elles se développent en milieu salin. Ces experts ont rappelé qu'on utilisait, en Palestine, du sel pour blanchir les tissus et pour la fabrication des parfums et des baumes destinés aux morts. Ils ont achevé leurs recherches en 1996, concluant : « Nous ne voyons aucune raison pour laquelle le suaire de Turin ne daterait pas du 1er siècle ap. J.-C. »

Des arguments plus probants ont été apportés par des traces de pollen de divers types de fleurs qui poussent encore de nos jours autour de Jérusalem, ainsi que d'autres fleurs qui ne poussent que dans la Turquie actuelle. Cela confirmerait la tradition qui veut que le suaire avait été emporté de Jérusalem en Turquie, où il refit surface aux environs du 10e siècle, à Constantinople.

Mais en février 1997, un autre expert, Pier Luigi Baima Bollone, a découvert une preuve encore meilleure dans une pièce de monnaie ancienne, le « lepton », dont l'empreinte apparaît sur les yeux de l'homme crucifié. Les deux pièces ont été frappées en Palestine en l'an 29, sous le règne de Ponce Pilate. Ce qui est conforme à la tradition qui voulait qu'une pièce de monnaie soit placée sur les yeux des morts. Bien que les scientifiques ne comprennent toujours pas par quel procédé une image photographique a pu être imprimée sur un tissu, que ce soit au 1er ou au 14e siècle, toutes les découvertes récentes apportent des preuves suffisantes aux yeux de l'Archevêque de Turin, gardien officiel du suaire désigné par le Pape, pour lui permettre de déclarer pour la première fois : « Je suis convaincu que le suaire de Turin est le suaire dans lequel Jésus a été enveloppé, après qu'il soit mort sur la croix. »

Benjamin Creme fut le premier à expliquer la méthode par laquelle l'image s'est imprimée sur le suaire. En 1979, il écrivait dans un ouvrage, la Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse : « Il existe en photographie un procédé appelé ionisation. Quand un photographe désire imprimer une image négative (à partir du négatif), il passe la plaque aux rayons X. Ce bombardement de hautes fréquences ionise la plaque, de sorte que, lors du développement, on obtient le contraire de ce à quoi on pourrait s'attendre. Le blanc devient noir, et le noir devient blanc.

Lorsque Maitreya réintégra le corps de Jésus, le troisième jour, l'énergie hautement spirituelle du Christ, Maitreya, entrant dans le corps de Jésus, provoqua un effet de ionisation, faisant apparaître un négatif sur le suaire. C'est ainsi que l'image s'est imprimée sur le tissu, comme une trace de brûlure superficielle. Elle est plus précise que n'importe quelle photographie, et elle s'est imprimée même là où le suaire ne touchait pas le corps. Tous les détails du corps, avec ses plaies, le sang et tout le reste ont été ionisés. C'est un fac-similé précis que des ingénieurs spécialistes de l'espace, aux Etats-Unis, ont su reproduire sur ordinateur, sous la forme d'une image tridimensionnelle. Elle obéit parfaitement aux lois des trois dimensions. Le fait que son existence soit portée à la connaissance du public, à l'heure actuelle, est l'un des signes de la présence du Christ, Maitreya, dans le monde, même si sa venue est indépendante de ce signe. » 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que Mario Trematore a bénéficié de l'aide du Maître Jésus pour sauver le suaire.


Home Apparition contemporaines de Jésus

Je me souviendrai toujours de son apparence 

Source : Omega, Télévision évangélique, Pays-Bas

Emigré grec vivant en Allemagne, Antonios Tanos, dont l'objectif était de devenir riche, travaillait d'arrache-pied, fumait et buvait beaucoup, même après avoir développé une bronchite asthmatiforme et que des médecins lui eurent vivement conseillé d'arrêter de fumer et de boire. Les choses se présentaient plutôt mal pour lui lorsque sa mère lui donna un livre sur saint Raphaël. Quoique convaincu que Dieu n'existait pas, Antonios, désespéré, finit par ouvrir le livre. A cet instant, bien que les portes et les fenêtres de son appartement fussent fermées, un homme, baigné dans une lumière plus brillante que celles des ampoules électriques, apparut dans la pièce. L'homme, aux cheveux bruns coupés courts, aux yeux bruns et au visage fin, s'approcha de plus en plus. Au comble de la joie, Antonios s'exclama : « Vous devez être saint Raphaël. » L'homme répondit : « Antonios, je ne suis pas saint Raphaël. Je suis Jésus. Tout ira pour le mieux. »

Dans le deuxième numéro d'une nouvelle émission au Pays-Bas, le programme évangélique Omega a brossé le portrait de diverses personnes qui, comme Antonios, ont fait l'expérience d'une guérison physique et psychologique suite à leur rencontre personnelle avec Jésus. L'histoire la plus impressionnante fut racontée par Debbie Ferget, des Etats-Unis. Ejectée de son véhicule lors d'un grave accident, elle fut emmenée à l'hôpital dans un sac destiné à transporter les morts. Examinant le corps avant de l'envoyer à la morgue, les médecins remarquèrent un signe de vie. Mais ils crurent qu'elle ne pourrait pas passer la nuit, tellement ses blessures étaient graves. La famille fut appelée pour l'identifier.

Malgré la sévérité de ses blessures, Debbie parvint à sortir d'un coma qui dura trois mois. Elle restait incapable de voir, mais elle entendait les voix des trois médecins réunis autour de son lit. Ils expliquèrent ce qui était arrivé et ajoutèrent qu'elle ne pourrait probablement plus voir, et qu'elle serait paralysée en raison de ses blessures à la colonne vertébrale. Debbie raconta : « Lorsqu'ils eurent terminé et qu'ils furent sortis, un formidable éclat de lumière a rempli la pièce ; et Jésus était là. Il m'a dit que j'étais son enfant et que je serais de nouveau bien. Ce fut comme si une paix m'enveloppait de la tête aux pieds, une paix comme je n'en avais jamais ressentie auparavant. » Le temps passa et Debbie put sortir de l'hôpital, mais les docteurs n'étaient pas très optimistes quant à sa capacité de marcher comme avant. Un soir, alors qu'elle était au lit, conversant avec sa petite fille, « ce formidable éclat de lumière remplit la pièce et au pied du lit se tenait de nouveau Jésus, en tous points pareil à la fois précédente ». Une nouvelle fois, Il étendit les bras et lui dit qu'il l'aimait. « Alors j'ai vu deux petites mains ailées qui soulevaient ma jambe en l'air ; il m'a regardé et m'a dit : « Seulement si tu crois en moi ». Ma jambe retomba sur le lit ; je ne pouvais plus bouger les orteils car j'étais encore paralysée. Mais je sus sans l'ombre d'un doute que je marcherais de nouveau. En l'espace d'un an, je délaissai successivement un déambulateur, deux béquilles, une béquille, pour n'utiliser finalement qu'une canne. »

Trois ans plus tard, Debbie tomba sévèrement malade et eut un infarctus. A l'hôpital, on diagnostiqua une hémorragie cérébrale. On la transporta dans un des meilleurs hôpitaux du pays pour voir si quelque chose pouvait être tenté. Un vendredi matin, au lever du soleil, ce formidable éclat de lumière remplit de nouveau la pièce et encore une fois, Jésus se tenait au pied du lit. Visiblement encore émue par cette expérience, Debbie poursuivit son récit : « Il s'est penché et m'a touché la tête. Je sus qu'il m'avait guérie, toute la douleur s'était évanouie. » Lorsque les médecins vinrent la visiter, ils ne la crurent pas lorsqu'elle révéla que Jésus l'avait guérie. On l'emmena vers un autre hôpital où les docteurs firent 52 radiographies avant d'être convaincus de la disparition de toute trace d'hémorragie cérébrale. « Je ne suis pas quelqu'un de spécial, je me considère en tous points semblable aux autres. Jésus seul sait comment il m'est apparu. Je me souviendrai toujours de son apparence. Je le vois en permanence, dans ma tête. »




Home clearwater (floride)

L'immeuble où apparaît l'image de la Vierge pourrait devenir un sanctuaire

Source : Associated Press

Si son propriétaire parvient à ses fins, l'immeuble de bureaux, qui a attiré 1,5 millions de personnes venues voir l'image aux couleurs arc-en-ciel de la Vierge, pourrait devenir un sanctuaire permanent. Selon Mike Krizmanich, le propriétaire, cette apparition est un don de Dieu qui doit être protégé et partagé. Il a annoncé au journal Tampa Tribune son intention de transformer l'immeuble en site permanent pour l'apparition et d'utiliser les bureaux pour un but spirituel. « Je ne sais pas comment j'en suis arrivé là », a-t-il déclaré au journal.

La société Krizmanich's Seminole Finance Corporation avait ses bureaux dans cet immeuble d'une valeur de 1,3 millions de dollars, jusqu'à ce qu'elle soit vendue, tout récemment. Mais M. Krizmanich a déclaré ne pas vouloir vendre le bâtiment, même à des organisations religieuses, préférant établir le sanctuaire lui-même. (Source : Reuters)

Des spécialistes du verre, qui se sont retrouvés sur les lieux, ont examiné la vitre où apparaît l'image, mais n'ont pas réussi à expliquer complètement le phénomène. Pendant deux jours, des scientifiques et des fabriquants, qui ont assisté à une convention à proximité, se sont rendus sur place et ont débattu des origines possibles du phénomène. Après échanges, ils ont conclu que cette image était due à la « corrosion d'éléments métalliques du revêtement du verre », phénomène courant lors du vieillissement de certains types de verre. Mais ces spécialistes ne sont pas parvenus à expliquer les tourbillons aux couleurs de l'arc-en-ciel qui forment l'image de la Vierge. « Nous ne sommes pas capables d'expliquer comment est apparue cette forme, ni pourquoi », a déclaré George Pecoraro, expert dans une entreprise de fabrication de verre. « Il peut s'agir d'un accident, ou bien d'une intervention divine. »

Selon Carlo Pontano, professeur de sciences appliquées et d'ingénierie des matériaux à l'Université d'Etat de Pennsylvanie, « si nous pouvons tenter d'expliquer ce phénomène, nous ne pouvons savoir qui le contrôle, ni pourquoi il se produit ici en ce moment ». 




Home Au Liban, une icône de la Madone exsude de l'huile

Source : Al-Anwar, Liban

De nombreux résidents du village de Jibrael (au nord du Liban) ont afflué à l'église Notre-Dame, lorsque le bruit se répandit qu'une icône de la Madone versait des larmes. Tout à commencé le 13 avril 1997, alors que Samer Younes et Nina Mekari, tous deux âgés de 13 ans, étaient en train de prier devant l'icône de la Madone. « J'ai tout à coup jeté un regard sur l'icône, a raconté Samer, et j'ai vu de l'eau couler de ses yeux. Nous nous sommes approchés pour essuyer le liquide avant qu'il n'abîme l'icône, et c'est alors que nous avons réalisé que le liquide n'était pas de l'eau, mais de l'huile. » Samer est alors sorti en courant de l'église en criant : « La Vierge fait tomber de l'huile sur la table ! »

Le lendemain, Antoine Jammal, le prêtre de la paroisse, a emporté l'icône (entourée d'un cadre de bois), et l'a replacée peu après, encadrée d'une structure d'aluminium et protégée par une vitre. Le Frère Antoine a rapporté ainsi, au journal Al-Anwar, les événements qui ont suivi : « Dimanche dernier, lors de la messe (entre 18 h et 18 h 30), une des jeunes filles qui chantaient des louanges à la Sainte Vierge, voyant des larmes d'huile s'écouler des yeux de l'icône, interrompit subitement son chant et s'approcha de l'icône. »

« Les fidèles ont alors quitté leurs places, et se sont rassemblés autour de l'icône pour qu'elle les bénisse. Nous avons poursuivi la messe, et vers 22 h 30 l'huile couvrait vraiment toute la surface de l'icône. »

« Cette nuit-là, nous avons dormi dans l'église », a continué le Frère Antoine, précisant que « le phénomène d'exsudation d'huile avait maintenant cessé ». 

 




Home Des pèlerins envahissent un « nouveau Lourdes » en Italie

Source : The Tablet, Grande-Bretagne

Monseigneur Girolano Grillo, évêque de Civitavecchia, cité située à 30 km au nord de Rome, à dû faire appel à des prêtres venus d'autres diocèses pour prêter main forte à ceux déjà de service à l'oratoire improvisé de la « Madonniana », une statuette de la Vierge Marie réputée avoir versé des larmes de sang (cf Partage International, avril 1997, page 14).

Il a affirmé que le nombre des pèlerins, en augmentation constante, a doublé ces dernières semaines, jusqu'à atteindre 20 000 certains jours. Il s'en est réjoui, étant lui-même absolument convaincu du caractère surnaturel du phénomène. Les larmes de sang de la Vierge sont versées pour les malades, et en raison du manque de foi existant dans la société contemporaine, a-t-il déclaré. L'équipe, composée jusque-là de dix prêtres, était débordée : non seulement il faut distribuer 2 000 hosties à l'occasion de chaque messe, mais il faut répondre à presque autant de demandes préalables de confessions. « Ils entendent les confessions en plein air, sous les arbres, partout où ils peuvent trouver l'espace nécessaire. »

La plupart des pèlerins arrivent du sud du pays par groupes d'autocars, mais il en vient un nombre sans cesse grandissant de l'étranger.





Tendances

Home L'apprentissage de la paix au Guatemala

Source : New York Times, E.-U

Au Guatemala, à l'issue de la guerre civile qui aura duré 36 ans, la difficile et incertaine transition vers la vie civile a commencé. Les anciens ennemis font maintenant l'apprentissage de la paix.

La démobilisation et le désarmement exigés par l'accord de paix, conclu par l'intermédiaire de Nations-unies, progressent lentement, mais la phase la plus difficile consiste à réintégrer les anciens combattants dans la société civile. Quelque 3 600 guérilleros, auxquels s'ajoutent 1 600 membres de leurs familles et sympathisants, sont temporairement hébergés dans huit camps répartis à travers tout le pays. Les forces armées guatémaltèques (46 000 hommes) ont été réduites d'un tiers. La plupart des soldats et des guérilleros n'ont pas de spécialisation. L'objectif sera de créer des programmes de formation professionnelle. Mais pour l'instant, on savoure la paix. Selon un commandant de peloton : « Auparavant, toutes nos déclarations et tous nos actes devaient être cachés... Maintenant, nous sentons que nous pouvons nous consacrer au peuple ; aussi, nous sentons-nous libres et heureux. » 

 




Home Des écoles de médecine enseignent des méthodes alternatives

Source : USA Weekend, E.-U

Aux Etats-Unis, plus d'un tiers des écoles de médecine enseignent désormais aux étudiants des théories et des techniques alternatives, comme l'acupuncture, l'homéopathie, les massages et la prière. Une commission gouvernementale, organisée par l'Office de médecine alternative de l'Institut national de la santé, a recommandé que tous les étudiants en médecine ainsi que les élèves infirmiers se familiarisent avec les méthodes de soins alternatifs. Les membres de la commission ont exprimé le souhait que les futurs médecins aient au moins suffisamment de notions sur ces techniques pour communiquer efficacement avec leurs patients. En effet, des études récentes ont montré qu'un américain sur trois rend régulièrement visite à des praticiens alternatifs, et que le nombre de visites chez des guérisseurs holistiques dépassent celles des médecins conventionnels. Quelques écoles de médecine, comme l'Université de Virginie, ont même rendu obligatoire l'étude de traitements alternatifs. Pali Delevitt, professeur dans cette université, pense que les futurs chirurgiens deviendront ainsi des « guérisseurs sachant manier un scalpel ».




Home L'Allemagne reconnaît sa culpabilité dans la destruction de Guernica

Source : Süddeutsche Zeitung, Allemagne

Soixante ans après que l'aviation d'Hitler ait détruit la ville basque de Guernica, l'Allemagne reconnaît officiellement, pour la première fois, la responsabilité du bombardement. Cette reconnaissance a été adressée aux survivants du massacre, sous la forme d'un « message de commémoration, de sympathie et de deuil », de la part du président allemand Roman Herzog. R. Herzog a conclu son allocution par ces mots : « A vous qui portez encore les blessures du passé, je tends la main pour vous demander la réconciliation. »

 




Home Une deuxième chance

Source : AP

Le ministre de l'Intérieur thaïlandais a introduit une nouvelle méthode en vue de réduire l'explosion de la criminalité et de la corruption. Il implore les malfaiteurs de changer leur vie. Selon le Bangkok Post, Snoh Thienthong aurait déclaré : « Je voudrais me prosterner à vos pieds et vous implorer de renoncer à toutes ces activités illégales auxquelles vous vous livrez. » S. Thienthong, ministre de l'Intérieur depuis décembre 1996, a déclaré qu'il était disposé à pardonner à tous les criminels et qu'il n'effectuerait pas de recherche dans les antécédents de tous ceux qui étaient désireux de changer leur vie. 

 




Home Evolution des croyances

Source : Die Welt, Allemagne

Une majorité d'Allemands (59 %) croit à l'existence des forces « surnaturelles ». Parmi les personnes âgées de 30 ans, le pourcentage est même plus élevé : 73 %. Les femmes, en particulier, sont convaincues de l'existence du supranormal. Les hommes, en sont sensiblement moins convaincus. 

 





Home Un village rwandais devient un havre de paix

Source : IPS

En 1994, un génocide s'est produit à Ntarama, au Rwanda, lorsque plus de 5 000 personnes, essentiellement des femmes et des enfants cherchant refuge dans l'église de cette localité, ont été massacrées par les milices hutus. Aujourd'hui, un village situé dans l'agglomération de Ntarama est considéré comme un havre de paix par les survivants du massacre de 1994. Le Village de paix Nelson Mandela, du nom du président de l'Afrique du Sud, a été créé récemment pour aider ces survivants à repartir dans la vie. Comprenant 29 maisons, dont 26 sont occupées par des veuves qui s'occupent ensemble de plus de 110 orphelins, le village dispose aussi d'un centre sanitaire et nutritionnel. Des plans sont à l'étude pour construire une école primaire et un centre récréatif. La plupart des femmes du village sont des mères veuves, des mères adoptives, qui ont perdu leurs propres enfants, ou des femmes qui ont été violées et qui, de ce fait, ont eu des grossesses non désirées. Ayant le souci de créer des familles, même artificielles, le village veille à ce que les orphelins se voient attribuer des parents, et que l'on prenne soin des personnes âgées. Lors de l'inauguration officielle de ce village, début mars de cette année, le président Mandela a déclaré : « Je pense que ce village constitue une petite pierre dans l'édifice majeur qui consiste à donner un nouvel avenir à la nation. »

Cette inauguration a coïncidé avec la Conférence panafricaine des femmes sur la paix, la race et le développement, qui s'est tenue à Kigali, capitale du Rwanda. Cette réunion a cherché à promouvoir la résolution non-violente des conflits, la paix et un développement durable en Afrique. Les participants ont soumis des projets visant à apporter des revenus aux femmes, à soutenir l'amélioration des droits de la femme, et espèrent mettre en place de nouveaux villages sur le modèle du village Nelson Mandela. Pro-femme, un regroupement de plus de 35 associations de femmes, a activement milité pour la paix après le génocide du Rwanda, et a contribué à parrainer la rencontre. La présidente de Pro-femme, Béatrice Umubyeyi, estime que le rôle des femmes dans l'éducation et l'établissement de nouvelles valeurs de tolérance et de paix est d'une importance capitale pour l'avenir de l'Afrique. « Les femmes peuvent jouer un rôle clé dans le processus de paix », a-t-elle déclaré. 

 




Home Un évêque tend la main aux bouddhistes

Source : Ouest France, France

Dans un message adressé à la communauté bouddhiste, à l'occasion de la fête du Wesak, l'évêque nigérian Francis Arinze a invité les chrétiens et les bouddhistes à s'unir afin de faire de l'an 2 000 « un véritable pèlerinage de paix ».

« Ceux qui appartiennent aux communautés chrétiennes et bouddhistes devraient se rencontrer plus souvent pour rappeler à leurs membres respectifs l'importante contribution à laquelle tous sont appelés afin d'apporter la paix au monde », a-t-il déclaré. 

 




Home Le Prix pour la paix décerné à des défenseurs du Timor oriental

Source : The Tablet, G.-B.

Les quatre militants britanniques qui avaient réussi à désarmer un chasseur Hawk de fabrication anglaise, ont reçu le prix Sean Mc Bride pour la paix. Ils avaient volontairement provoqués des dommages à l'appareil, pour un montant de 1,5 millions de livres sterling. La Cour royale de Liverpool les avait acquittés en 1996 des charges de destruction criminelle. Leur défense fut basée sur la conviction d'avoir obéi à la loi, « en usant d'une force raisonnable pour empêcher un crime », en l'occurrence « la violence génocidaire exercée par l'Indonésie contre le peuple du Timor oriental ». Le Prix, qui porte le nom de l'homme d'Etat irlandais, a été décerné par le Bureau international pour la paix le 23 avril 1997, au cours d'une cérémonie au Parlement européen de Bruxelles.

 




Home La Malaisie et la Thaïlande mettent un terme à leur litige frontalier

Source : Nikkei Weekly, Japon

Après 15 ans de désaccord, la Malaisie et la Thaïlande assurent qu'elles ont l'intention de résoudre leur problème frontalier. Plutôt que de fixer leurs 647 km de frontière sur des repères naturels tels que les rivières, les deux parties sont convenues de définir leurs limites en fonction de leurs coordonnées géographiques. Les négociateurs des deux pays se sont réjouis de la conclusion de cet accord basé sur le principe du « tout-le-monde-y-gagne ». Le gouvernement de Malaisie s'est dit prêt à payer, dans certains cas, des compensations pour les territoires concernés.

 




Home Libéralisation du commerce entre Cuba et l'Europe

Source : BBC World Service, G.-B.

Les Etats-Unis ont décidé de mettre un terme à l'embargo sur les échanges commerciaux entre l'Europe et Cuba, dans la mesure où l'Union européenne s'engage à ne pas déposer plainte auprès de l'Organisation internationale du commerce. Les Etats-Unis avaient tenté de maintenir l'interdit visant les anciennes compagnies américaines, nationalisées par le gouvernement cubain en 1959.

L'Union européenne soutenait que cette décision n'avait aucune validité. La levée de l'embargo sur les visas permettra aux responsables d'entreprises de se rendre à Cuba pour y négocier leurs contrats.





Faits et prévisions

Home Fusion nucléaire à froid

La meilleure preuve en date

par David Murphy

« Le procédé de fusion est la méthode adaptée à l'avenir immédiat. On utilisera une forme d'énergie nucléaire dérivée d'un simple isotope de l'eau. C'est une énergie sans danger, qui se trouve en extrême abondance dans les eaux des océans et des rivières du monde. Cette fusion nucléaire n'utilise pas de chaleur, mais un procédé à froid, et elle sera utilisée dans un temps relativement court... » (Benjamin Creme, La réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse, 1979)

Lors de la sixième conférence annuelle sur la fusion nucléaire à froid qui s'est tenue à Hokkaïdo au Japon, plusieurs scientifiques ont fait état de la meilleure preuve en date de la fusion nucléaire à froid : une réaction nucléaire produite à des températures proches de la température ambiante.

La nouvelle de la « découverte » de la fusion nucléaire à froid s'est répandue dans le monde en mai 1989, après que deux électrochimistes travaillant à l'Université de l'Utah, aux Etats-Unis, aient annoncé avoir réussi à produire une réaction nucléaire à des températures comprises entre 30 et 100 degrés centigrades. Le professeur Martin Fleishmann, de l'Université de Southampton, en Grande-Bretagne, et le professeur Stanley Pons, de l'Université de l'Utah, ont fait passer du courant électrique à travers deux électrodes immergées dans une solution d'eau lourde, c'est-à-dire contenant de l'hydrogène lourd, ou deutérium, dont le noyau renferme un proton supplémentaire. On trouve de l'eau lourde, sous cette forme, en abondance dans l'eau de mer. Au cours de l'expérience, le deutérium et l'oxygène de l'eau ont été séparés par le courant électrique. Il s'est alors produit une accumulation du deutérium autour de l'électrode négative et de l'oxygène autour de l'électrode positive. Selon leur théorie, lorsque les noyaux de deutérium ont été suffisamment nombreux, ils ont fusionné pour former de l'hélium, ainsi qu'un excès de chaleur supérieur à la quantité de chaleur initialement requise pour déclencher la réaction.

M. Fleishmann et S. Pons expliquent que cet excès de chaleur tient à l'existence d'une réaction de fusion nucléaire à froid. Ils n'ont cependant pu clairement détecter la présence d'hélium qui aurait confirmé leur thèse.

Les implications sous-jacentes à cette expérience étaient considérables. Par définition, le processus de fusion nucléaire à froid ne requiert pas de températures extrêmes, comme pour la fusion nucléaire à chaud où elles atteignent plusieurs millions de degrés. De plus, le processus qui a libéré d'énormes quantités d'énergie n'a nécessité qu'un appareillage simple, et le taux de radiations du type de celles générées dans les réactions de fission (le processus de division de l'atome par collision, utilisé dans les centrales nucléaires et dans les bombes) s'est avéré quasiment nul. Si l'on pouvait exploiter la technologie de la fusion à froid, le monde tel que nous le connaissons en serait transformé. Imaginez que votre maison fonctionne avec de l'énergie produite à partir de conteneurs d'eau. Dans ce cas, nul besoin de sociétés de distribution d'énergie. Et un simple tuyau d'arrosage suffirait pour recharger votre voiture. L'environnement ne souffrirait pratiquement d'aucune pollution. Ce serait la fin de l'ère du pétrole.

Cependant, M. Fleishmann et S. Pons n'ont pu reproduire leur expérience que dans 30 à 50 pour cent des cas. Dans le monde entier, d'autres scientifiques ont tenté de reproduire l'expérience, sans grand succès. Un certain nombre d'équipes de recherche et d'éminents scientifiques, dont plusieurs physiciens nucléaires impliqués dans des projets de fusion nucléaire à chaud, on jugé « frauduleuses et erronées » les découvertes de M. Fleishmann et S. Pons. Les deux chercheurs ont même été accusés de pratiquer une « mauvaise science ». En 1990, ils ont quitté les Etats-Unis pour poursuivre leurs travaux en France, grâce à des concours financiers japonais. Toutefois, certains chercheurs ont entrepris peurs propres projets de recherche sur la fusion à froid dans différents pays.

De très fortes présomptions

Lors de la conférence de Hokkaïdo et pour la toute première fois, plusieurs laboratoires ont apporté une preuve quantifiée de production d'hélium, sous-produit de la fusion à froid. Ces résultats ont une portée historique. Ils outrepassent toutes les lois « normales » de la physique et de la chimie et fournissent la meilleure preuve en date de la fusion nucléaire à froid.

En 1994, l'équipe de l'Université d'Osaka, au Japon, fut la première à reproduire sans équivoque un excès de chaleur. Ils détectèrent également une émission d'hélium. En 1996, une équipe de l'Université de Rome est également parvenue à créer de l'hélium accompagné d'un excès de chaleur, avec une reproductibilité fiable. C'est cette équipe qui a démontré pour la première fois la corrélation réciproque, quantifiable, entre l'accroissement de la production d'hélium et l'augmentation de chaleur. Le Centre américain de la sécurité navale, basé à China Lake, en Californie, est également parvenu à ce résultat.

A la conférence d'Hokkaïdo, quatre équipes ont annoncé être parvenues à produire des excès de chaleur, lors d'expériences reproductibles à cent pour cent : l'Université d'Illinois, aux Etats-Unis ; l'INFN, de Frascati, en Italie ; l'Université d'Osaka, au Japon et la société Clean Energie Technology, de Dallas, au Texas. Depuis 1989 et 1995 respectivement, l'Université A&M, du Texas, et l'Institut de Recherche de l'Université de Stanford, en Californie, étaient déjà parvenus à produire des excès de chaleur, mais de manière irrégulière. Au cours de la conférence, au moins vingt autres rapports, faisant état de production d'excès de chaleur produite dans des expériences de fusion nucléaire à froid, ont été présentés par des équipes du monde entier.




Home Danser près de la sortie : une voie sans issue

Source : Le Revenu français, France

« Maitreya l'a répété : un krach boursier est inévitable. C'est une bulle sur le point d'éclater. » (un collaborateur de Maitreya, Partage International, juin 1989)

« Tout se passe comme si l'humanité entière savait que notre mode de vie n'est pas durable mais voulait continuer à en profiter. » Ainsi s'exprime Jacques Attali, ancien ministre sous la présidence de François Mitterrand. Il pense qu'un changement est nécessaire pour « qu'un tiers de l'humanité sorte de l'Enfer », et il compare le monde à une salle de bal : « Imaginez une magnifique salle de bal, dit-il, où se retrouvent des danseurs élégants, autour d'un orchestre joyeux et d'un buffet bien garni. Tout semble bien se passer mais quelques uns des danseurs semblent deviner ou connaître l'existence d'une menace : la salle peut exploser d'un instant à l'autre. S'en aller c'est perdre le plaisir de la fête. Rester, c'est risquer d'y perdre la vie. Une seule solution : danser près de la sortie et se préparer à bondir au premier signe de trouble. »

Selon J. Attali, cette métaphore s'applique à de nombreuses situations dans le monde entier. Par exemple, la Bourse de New York bat des records qui font craindre à de nombreux observateurs, comme Alan Greenspan, le président de la Réserve fédérale, l'explosion d'une bulle financière. Les investisseurs bien informés pourraient se retirer du marché dès à présent, mais ils se priveraient alors de fortes chances d'accroître leurs profits, alors que la tendance à la hausse se poursuit. La bonne stratégie consiste donc à rester dans le marché et à prendre ses bénéfices au moindre indice de panique.

Le principal problème, avertit Jacques Attali, est que « la planète est une très belle salle de bal. Mais elle ne dispose pas de porte de sortie ». 

 




Home La faillite d'une compagnie d'assurance japonaise

Source : De Volkskrant, P.B ; El Pais, Espagne

En avril 1997, une grande société d'assurance-vie japonaise a été mise en faillite en raison du poids de ses créances irrécouvrables et de ses mauvais investissements, provoquant une forte inquiétude à la Bourse de Tokyo. Classée dix-neuvième compagnie d'assurance au Japon, Nissan Mutual Life ferme ses portes dans le cadre de la réorganisation du secteur financier, entreprise suite à l'éclatement de la « bulle économique » des années 1980. C'est la première fois, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, qu'une compagnie d'assurance fait faillite. Selon le ministre japonais des finances, Hiroshi Mitsuzuka, le gouvernement n'envisage pas de prélever sur les deniers publics afin de protéger les dépôts effectués par les clients de Nissan, comme il l'a déjà fait avec les Jusen, les banques de crédit qui s'étaient effondrées après l'éclatement de la bulle financière japonaise. Nissan a clôturé l'exercice 1996 avec une perte de 52 milliards de yens, soit environ 2 milliards de francs français. Cinq mille salariés ont perdu leur emploi. 

 

 

 




Home Le déclin du travail

Source : La Vie, France

« Les loisirs qui, pour la première fois, seront accessibles à des millions d'êtres, leur apporteront l'opportunité [...] d'une réelle implication dans la communauté, la vie et l'organisation nationale. » (le Maître de Benjamin Creme, Un Maître parle, janvier 1983)

Bien que le travail se soit toujours trouvé au cœur du lien social, le phénomène récent des retraites anticipées indique un changement de conscience. Selon Jacques Robin, directeur de la revue Transversales, Sciences et Cultures, « les gens ne croient plus que le travail soit le lieu où on va réussir sa vie ». Il estime que nous vivons dans un monde où le nombre de gagnants régresse tandis que s'accroît celui des perdants. Bien que la production mondiale ait doublé depuis 1975, la pauvreté s'est accrue considérablement. « Nous ne sommes pas dans une crise économique de production », affirme J. Robin, mais « l'économie capitaliste de marché est incapable de répartir socialement des biens produits en abondance ». Il pense que la solution tient en ce qu'il appelle une « économie plurielle », qui reconnaît l'apport d'activités sociales telles que l'art et la culture, en faveur d'une vie humaine harmonieuse. 




Home Les Israéliens en faveur de la création d'un Etat arabe

Source : The Guardian, Grande-Bretagne

« Les Palestiniens auront leur propre pays. » (un collaborateur de Maitreya, SI, juin 1988)

Pour la première fois, un sondage annuel réalisé en Israël a montré que la majorité du pays soutient la création d'un Etat palestinien. Le professeur Arian, du Centre d'études stratégiques Jaffee de l'Université de Tel Aviv, a interrogé un échantillon de 1 216 personnes au cours des mois de février et mars. Cinquante et un pour cent des opinions exprimées étaient favorables à cette idée. « Cela fait dix ans que nous faisons ce sondage, et c'est la première fois que le chiffre dépasse la barre des 50 % », s'est-il exclamé. « Je pense que le processus de paix est en bonne voie. » 

 

 




Home Le nouveau gouvernement britannique promet de servir le peuple

Source : The Guardian, The Mirror, The Evening Standard, G.-B.

« Il existe un tel degré de corruption, de désordre et de débauche sexuelle dans les cercles conservateurs que, lorsque ce scandale éclatera, le pays n'aura plus aucune confiance en un système politique aussi fermé, dirigé par de tels politiciens. » (un collaborateur de Maitreya, Partage International, janv./fév. 1990)

« Un jour, un nouveau système naîtra, dans lequel les problèmes de la Grande-Bretagne seront résolus grâce à un consensus politique servi par des politiciens attentifs à la volonté des individus. » (sept. 1991)

Le 2 mai 1997, les britanniques se sont réveillés avec un nouveau gouvernement et gagnés par un sentiment profond de changement et d'espoir au lendemain de la victoire très large obtenue par le Parti travailliste aux élections législatives, après dix-huit ans de pouvoir conservateur. C'est le plus grand revirement jamais enregistré par un parti politique depuis 1945, et la défaite la plus grande et la plus traumatisante du siècle pour les Conservateurs.

L'électorat britannique a rejeté en masse les Conservateurs, jugés corrompus et éloignés des préoccupations populaires. Les allégations sur des scandales sexuels et financiers, les privatisations impopulaires, la gestion de la crise de la vache folle, les dissensions à propos de l'Europe, les politiques séparatrices, sont autant de facteurs qui ont contribué à leur échec.

Les Parlements d'Ecosse et du Pays de Galles ne comptent plus aucun membre du Parti conservateur. Un référendum sur la décentralisation est déjà programmé en Ecosse pour l'automne prochain.

Des milliers de supporters enthousiastes se sont rassemblés dans les rues et ont accueilli avec jubilation Tony Blair à son arrivée au 10 Downing Street. S'adressant à la nation, T. Blair a déclaré : « Ce n'est pas un mandat au service d'un dogme ou d'une doctrine [...] le nouveau gouvernement travailliste gouvernera dans l'intérêt de tous les hommes [...]. Une éducation de premier ordre n'est pas le privilège d'une minorité mais le droit des masses dans notre pays [...]. Notre travail, notre mission sera de moderniser le système national de santé, de l'adapter à un monde moderne [...]. Et ce gouvernement sera celui qui cherchera à restaurer dans notre pays la confiance dans la politique, à la purifier, la décentraliser, et qui redonnera au peuple l'espoir que la politique est bien l'art du service public. »

Agé de quarante trois ans au moment de son élection, Tony Blair est le plus jeune premier ministre depuis 1812. En acceptant ses nouvelles fonctions, il a affirmé  : « Une aube nouvelle vient de poindre, et c'est merveilleux. C'est une nouvelle ère politique pour la Grande-Bretagne. Nous sommes le parti du peuple. »

 

 




Home L'environnement devient un enjeu en matière de sécurité internationale

Source : San Francisco Chronicle, E.-U.

« L'environnement deviendra la question prioritaire à travers le monde. » (juin 1989)

D'après un éminent scientifique travaillant en étroite collaboration avec le gouvernement des Etats-Unis, l'environnement est devenu un enjeu national en matière de sécurité pour les diplomates à travers le monde. Thomas Lovejoy, biologiste de la vie sauvage, cite quatre types de dossiers diplomatiques dans lesquels les questions d'ordre écologique jouent un rôle croissant :

– La sécurité économique. Il s'agit notamment des discussions entre des sociétés de biotechnologie et des pays en voie de développement sur la protection et l'utilisation des ressources génétiques.

– La prévention des guerres et le rétablissement de la paix. L'année dernière, l'un des principaux enjeux diplomatiques entre les communautés grecques et turques de Chypre concernaient les droits sur l'eau.

– La protection de la santé des personnes. Grâce à l'importation d'un insecte parasite provenant du Paraguay, une grande famine causée par une punaise destructrice des farineux à été enrayée en Afrique de l'Ouest.

– Sensibilité croissante aux questions d'ordre écologique. Selon T. Lovejoy, au cours de ces trois dernières années, l'environnement est devenu une préoccupation majeure de la diplomatie des Etats-Unis. D'après lui, le secrétaire d'Etat américain Madeleine Albright « considère déjà l'environnement comme une question majeure dans le domaine des affaires étrangères ».

T. Lovejoy nous avertit que la destruction de l'environnement est « désastreuse, que c'est évidemment un problème d'ampleur nationale et même de sécurité », même s'il peut sembler « banal » tant il est répandu. Il cite Jessica Matthews, experte en matière d'environnement : « Parfois, l'urgence masque ce qui est important. » 




Home Les Etats-Unis ratifient le traité sur les armes chimiques

Source : New York Times, New York Daily News, Etats-Unis

Le Traité sur les armes chimiques a été signé à Paris par 130 pays, le 13 janvier 1997. Après une âpre campagne interne, le Sénat des Etats-Unis a finalement voté la ratification du traité, se joignant ainsi aux 74 pays qui l'avaient déjà adopté. Malgré le soutien du président Clinton, de certains chefs militaires et de l'industrie chimique, l'opposition à ce traité a été très vive.

Même s'il n'est pas totalement hermétique, le traité bannit l'utilisation, la mise au point, la production et le stockage de toutes armes chimiques, et exige la destruction de toutes les armes existantes ainsi que des usines de production d'ici l'an 2007. Il créé également un mécanisme définissant des procédures d'inspection, le plus complet jamais négocié. Les pays refusant de ratifier le traité pourront faire l'objet de sanctions économiques.




Home Des arbres sacrés

Source : Earth Week, E.-U.

En Thaïlande, des bouddhistes tentent de sauver les forêts situées au nord du pays en donnant aux arbres une protection religieuse. D'après le Bangkok Post, une alliance entre les villageois Thaï des plaines et les peuples des collines du nord aurait pour objectif de sauver environ 320 000 hectares de forêts d'une exploitation illégale. Au cours d'une récente cérémonie de deux jours, les fermiers du réseau nord « ordonnèrent » 50 millions d'arbres. Afin de décourager les exploitants forestiers, les arbres furent vêtus de robes oranges, telle que celles portées habituellement par les moines bouddhistes. « Unir l'esprit des gens à la nature est un véritable rituel », a déclaré le moine Phra Somkid Jaranadhammo. 





Citation

Home Lors d'un discours de campagne sur les Affaires étrangères, avril 1997

par Tony Blair

« Il n'existe pas de tâche plus élevée que de travailler à éradiquer et à promouvoir le développement durable dans les pays les plus pauvres du monde. »

 

 





Courrier des lecteurs

Home Servir c'est aussi cela

Cher Monsieur,

Cette histoire se situe en 1993, à Lausanne. Comme d'habitude, je me rendais à la méditation de transmission en train et je devais me dépêcher pour ne pas être en retard. Ce soir-là, une vieille dame assise à l'arrêt du bus s'adressa à moi pour me demander si je voulais faire un brin de conversation avec elle ; elle ajouta que deux autres hommes avaient déjà refusé. J'étais dans l'embarras car j'avais peur d'être en retard à la transmission. Il me fallut faire un choix entre le service au monde et répondre à cette demande. J'essayai de me défiler, puis finalement je m'assis à côté d'elle. Elle m'expliqua que sa mère la tourmentait, disant d'elle qu'elle était une fille laide et stupide. Pour conclure elle me demanda si je consentirais à prier pour elle. Je la quittai en la remerciant d'avoir partagé son histoire avec moi, et la vieille dame se mit à rire parce qu'il n'y avait aucune raison pour que je la remercie. Je me souviens de cette rencontre car elle révéla la contradiction intime entre mon aspiration à servir le monde et la situation très concrète où quelqu'un vous demande de l'aide. Pourriez-vous me dire, je vous prie, si cette vieille dame était Maitreya ?

C. G., Lausanne, Suisse

Le Maître de Benjamin Creme confirme que la « vieille dame » était Maitreya.


Home Dans le cœur

La question suivante a été posée par un membre de l'assistance, à l'une des conférences de Benjamin Creme en Espagne.

Ce Noël dernier (1995), je tombai sur un mendiant qui me donna l'impression d'être très particulier. Cette rencontre me donna le sentiment que je ne le reverrais jamais. Je désirais le revoir mais, dans mon cœur, il me répondit que je le porterais toujours en moi. Qui était ce mendiant ?

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que ce « mendiant » était Maitreya.


Home Un ange en témoignage

Cher Monsieur,

En février 1996, ma mère âgée de 76 ans se sentait quelque peu déprimée et ne cessait de marmonner tout en remplissant ses obligations domestiques quotidiennes. Soudain, dans l'une des chambres à coucher de la maison, elle aperçut une petite lumière près d'une statuette de porcelaine blanche représentant la Madone. Tout d'abord, elle marmonna aussi contre cela, mais ensuite, elle s'approcha de la lumière qui se mit à clignoter. Comme elle la touchait, un petit ange en métal plat se matérialisa dans sa main. Elle est encore sidérée par l'événement et se demande toujours a qui elle doit cette grâce?

R. L., Amsterdam, Pays-Bas

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'«ange» a été matérialisé par le Maître qui fut la Madone.


Home Le veilleur de nuit

Cher Monsieur,

De 1992 à 1995, un problème de voiture m'empêcha d'emprunter l'autoroute. Malgré tout, je pouvais faire le trajet par la route entre mon domicile de Pasadena et Tara Center, à San Fernando Valley, où je me rendais plusieurs fois par semaine pour les méditations de transmission.

Au cours du trajet de retour, très tard le soir, à un certain moment, je remarquai un homme assis sur le banc d'un arrêt de bus. Trois fois par semaine, je le voyais à la même place, ses longues jambes croisées, ses bras également croisés sur sa poitrine ou tenant une couverture drapée comme une capuche. Une barbe grise lui donnait la cinquantaine passée, mais son apparence était soignée. La plupart du temps, très intériorisé, il semblait regarder devant lui un point que lui seul connaissait.

Il me vint à l'esprit qu'il était sans domicile fixe, mais qu'il devait surement recevoir ce dont il avait besoin au refuge pour sans-abri, situé un peu plus loin. Peut-être qu'une psychose l'empêchait d'y dormir et le poussait à passer ses nuits sur ce banc. Je ne comprenais pas comment il pouvait dormir alors que le flot de voitures passait juste à côté de lui. Mais, lorsque je passais près de lui, il était toujours éveillé. Encore plein d'énergie de la transmission que je venais d'effectuer, je pensais que lui aussi était en méditation, mais je n'avais aucune idée de ce qui pouvait bien se passer dans sa tête. Il paraissait tout simplement serein, satisfait, et parfois, il me semblait qu'il souriait. Il ne me vint jamais à l'esprit qu'il attendait le bus. D'ailleurs, aucun bus ne passait à cette heure tardive, personne n'attendait, sauf cet homme qui gardait toute sa dignité malgré le froid.

Durant les mois les plus chauds, il ne couvrait plus sa tête avec la couverture. Son épaisse chevelure, longue et noire, contrastait avec le gris de sa barbe. La propreté de sa mise prouvait qu'il changeait souvent de vêtements. Lors d'une nuit d'été, je fus surpris de le voir les cheveux coupés, fraîchement rasé. Aussi, sans sa barbe, il semblait beaucoup plus jeune et son visage était beau. Puis, plus le temps se rafraîchit, plus sa barbe repoussa et il se recouvrit la tête avec sa couverture en guise de capuche. Semaine après semaine, il était toujours là, assis sur ce banc, à la même place. Et durant tous ces mois je m'attendais à le voir. J'imaginais sa vie, il était devenu pour moi comme un ami. Bien que passant si près de lui sans jamais lui parler, il était mon point de repère vers la fin de mon long trajet de retour. Lorsque je ne le voyais pas, j'étais déçu. Mais, de temps à autre, il apparaissait, traversant le carrefour, revenant probablement du refuge.

Finalement, je décidai de me garer pour lui dire bonjour, afin de mieux le connaître. D'habitude, je pouvais l'apercevoir de loin, mais cette nuit-là, je ne le vis pas. Il n'était pas là. En roulant doucement, je vis que seule une paire de chaussures d'homme bien cirées était placée sous le banc, exactement à la place où il était assis d'habitude.

C'était étrange ! Que lui était-il arrivé ? Venait-il juste de partir en laissant ses chaussures ? Si brillantes en plus ! S'était-il fait kidnapper ? Etait-il monté au paradis en laissant ses chaussures derrière lui ? Etait-il vivant ? Etait-il mort ? Je n'en avais aucune idée. Mais je me souviens avoir ri, tellement la situation me paraissait drôle. Lorsque je suis repassé la fois suivante, les chaussures n'étaient plus là et le banc était vide.

Je ne sais combien de semaines et de mois passèrent après cela, mais une nuit, il fut de nouveau là ! Toujours vivant, toujours le même, bien habillé et chaussé différemment, ce qui après tout était assez normal vu qu'il avait laissé ses rutilantes chaussures derrière lui. Mais j'avais perdu l'impulsion de m'arrêter pour lui parler. Il redevint, mais de manière de plus en plus épisodique, mon point de repère sur mon chemin de retour. Lorsque ma voiture fut réparée, je repris l'autoroute, et petit à petit, j'oubliai tout cela.

Lors du séminaire à Tara Center, à l'été 1996, Benjamin Creme nous suggéra de faire un effort de mémoire et de rechercher d'éventuelles rencontres avec Maitreya qui, dit-il, est apparu à beaucoup plus d'entre nous que nous ne l'avons réalisé et que ce qui est relaté dans Share International. Deux semaines et demie plus tard, je fus frappé pour la première fois par l'idée que l'homme assis sur le banc était Maitreya ! C'était assez difficile à accepter pour moi, car jamais je ne m'étais imaginé pouvoir le rencontrer, qui plus est de cette manière. Pourtant, plus je me souviens, plus je suis persuadé que c'était bien lui.

Pouvez-vous me le confirmer ?

T. T., Pasadena, CA, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l'homme était bien Maitreya.


Home Qu'y a-t-il dans un nom ?

Cher Monsieur,

Nous étions le lundi 18 septembre 1995. J'étais arrivée en Virginie neuf jours plus tôt, et c'était presque ma seconde journée de profond chagrin, de pleurs et d'apitoiement sur moi-même. Par moments, j'invoquais l'Instructeur Maitreya, bien qu'à mon avis, même lui ne désirait pas m'entendre. Tandis que je méditais, plongée dans mes pensées, le téléphone sonna. Je répondis et la conversation, engagée en anglais, se poursuivit d'une manière inexpliquée en espagnol. Il s'agissait d'une voix masculine, claire, douce, ferme, et je ne savais pourquoi, familière, avec « quelque chose » de particulier. Il demanda « Martalla ». Troublée, confuse et surprise, je lui demandai de répéter le nom de la personne à qui il voulait parler.

Quand je lui répondis qu'il n'y avait personne de ce nom, il s'excusa de l'erreur sur un ton plein d'humour, teinté d'espièglerie. Je raccrochai. Bien que toujours étonnée et confuse, j'étais heureuse. Mon humeur avait changé. Le jour même, je pris des dispositions pour le travail que j'effectue aujourd'hui.

Pourquoi ai-je été si troublée ? A qui appartenait cette voix ? Qui était cette Martalla ? Martha, Maitreya, Martalla ? Y-avait-il un lien quelconque ? Lequel ?

                                                                                                              M. R., Bogota, Colombie

 

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cet homme était Maitreya.


Home Cette voiture bouge toute seule !

Cher Monsieur,

Ce qui suit concerne un accident que j'ai eu le 7 janvier 1995. Mon associé et moi-même avions pris la voiture pour partir en voyage d'affaires. Nous quittions Saragosse, où j'habite, lorsque l'accident s'est produit, au moment où nous nous apprêtions à traverser la voie ferrée.

Nous étions partis tard et mon associé conduisait un peu trop vite. Alors que nous approchions des feux de signalisation d'un passage à niveau, je me suis aperçu qu'ils étaient rouges. J'ai averti mon associé qui, regardant le paysage, n'y avait pas pris garde. Comme nous approchions de la file de voitures arrêtées, j'ai soudain senti que nous pouvions avoir un grave accident et j'ai crié : « Attention ! » Il ne restait qu'une centaine de mètres jusqu'aux voitures et nous roulions à 90 ou 100 à l'heure. Mon associé réagit et freina énergiquement en faisant une embardée sur la gauche pour passer sur une troisième voie, une petite route de déviation. Mais alors se produisit une chose inattendue : la voiture fit un bruit vraiment étrange et, à la stupéfaction du conducteur qui s'est écrié : « Cette voiture bouge toute seule ! », le véhicule se retourna et glissa sur le toit sur une vingtaine de mètres. Cette région est très ventée, mais ce jour-là le vent n'était pas fort.

Je n'aurais jamais cru éprouver un tel calme en pareille circonstance. Sous les regards sidérés des personnes qui roulaient derrière nous, nous sommes sortis sains et saufs de la voiture. Ils nous ont aidé à la remettre sur ses roues et nous sommes rentrés chez nous avec, pour tout dégât, un toit légèrement cabossé.

Ayant lu la lettre de Bette Stockbauer (P.I. mai 1995, p 23), je suis d'accord sur [1] cette sensation de tranquillité devant un danger imminent et [2] le fait que depuis ce jour, je considère ma vie d'une autre façon et ne cesse de m'émerveiller et d'être reconnaissant. Avons-nous été vraiment protégés comme j'en ai eu la nette impression à ce moment-là ?

Nom et adresse fournis

 

 

Le Maître de Benjamin Creme assume l'entière responsabilité de leur sauvetage.


Home On ne sait jamais...

Monsieur,

Il y a quelques semaines, je m'apprêtais à quitter mon cabinet en fin de journée. Soudain, sans frapper ni sonner, un homme entra. Il était habillé simplement et tenait un sac en plastique à la main. Pris au dépourvu, je lui demandai assez sèchement qui il était. L'homme ne donna pas son nom mais me dit qu'il vendait des images pieuses, et il entrouvrit son sac. Je pus y voir des icônes ou images semblables. Comme j'étais toujours contrarié, je lui répondis assez sèchement que je n'avais nul besoin de telles images. « C'est dommage », répondit-il, et il quitta mon cabinet en ignorant mon « au revoir ». Dès que l'homme eut disparu, je me sentis coupable de ne pas l'avoir écouté comme il le fallait, et maintenant, je ne puis oublier cet incident. Quelques jours plus tard, je lus dans Partage International l'histoire d'une femme et de quelqu'un qui vendait des images pieuses en Italie, et maintenant j'ai le sentiment que « mon » visiteur aurait pu aussi être un Maître désirant mettre mon comportement à l'épreuve. Ou bien ces pensées et ma mauvaise conscience sont-elles mes propres créations de nature émotionnelles ? Quoi qu'il en soit, je peux dire que cet incident m'a appris une chose : être plus conscient lorsque j'ai affaire aux gens et leurs accorder plus de temps.

Vos commentaires seraient les bienvenus.

Nom et adresse communiqués

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cet homme était le Maître Jésus.



Esotérisme

Home Eglises, théologie et dogmes

par Aart Jurriaanse

A de nombreux égards, le monde traverse actuellement une période de chaos temporaire qui affecte aussi, et en particulier, les diverses Eglises, leurs dogmes et leurs doctrines théologiques. Les hommes, spécialement les jeunes générations, se révoltent contre le pouvoir traditionnel, l'autorité et la domination que certaines de ces institutions ont imposé pendant des siècles. Les méthodes d'investigation scientifique, d'analyse, de comparaison et de déduction ont pris racine dans l'esprit des hommes, qui les appliquent à tous les domaines de la pensée, y compris à la religion. Il en résulte que l'autorité traditionnelle de ces institutions caduques est remise en question et rejetée. On assiste à un éveil progressif de la conscience de l'âme, de ses pouvoirs et, combiné à une approche plus mentale, cela conduit au désaveu et au rejet du pouvoir des Eglises.

De nouveau, des recherches ont été entreprises sur l'origine et l'histoire des religions ainsi que sur l'élaboration de leur doctrine, et beaucoup des conceptions établies de longue date, sur la nature de l'homme, sa destinée et son âme, aussi bien que sur la nature de la divinité, ont été reconsidérées, voire même rejetées. Cela entraîne d'interminables controverses, de la confusion et de l'incertitude, d'où émergent chaque jour de nouvelles écoles de pensées. Mais de tout ce mélodrame, peu de nouveautés ont cependant réussi à se développer.

Deux courants peuvent être principalement dégagés de ce fatras de pensées, d'idées, d'idéaux, de spéculations et de théories jaillissant des nombreux mouvements de jeunes, des écoles de pensées, des Eglises, des religions et des sectes.

Premièrement, il y a les fidèles qui se cramponnent à leur religion traditionnelle sous toutes ses formes et qui ne supportent aucun changement. Ils appartiennent, en général, aux générations plus anciennes et préfèrent rester dans l'obédience de l'autorité religieuse ou théologique admise depuis les temps anciens, plutôt que d'obéir aux directives de l'âme consciemment reconnue. Ce groupe se distingue souvent par une attitude dévotionnelle, pouvant revêtir un aspect fanatique, alimenté par l'intolérance. Leur conscience étroite peut être déformée, aveuglée par des concepts dogmatiques qui se substituent au raisonnement logique d'un mental éclairé. L'intelligence divine dont ils ont été dotés est négligée, ils pensent que l'on peut l'appliquer à tous les autres aspects de la vie donnés par Dieu, mais assurément pas à leur religion. Ces intégristes se révèlent être des parangons de fossilisation dans le domaine de la religion. Etant incapables de s'adapter à ce monde d'idées nouvelles, de nouvelle vision et de développement spirituel qui se déploie progressivement devant nous, les points de vue qu'ils perpétuent, à l'unisson de leurs Eglises et de leurs institutions, sont condamnés à s'éteindre et doivent inévitablement disparaître de la pratique religieuse de l'avenir.

Deuxièmement, il existe un petit groupe d'ésotéristes, encore à l'état embryonnaire et qui ne forme qu'une faible minorité, mais qui prend rapidement de plus vastes proportions. Ce groupuscule n'est cependant pas composé de ceux qui se révoltent contre l'institution religieuse. En effet, ces derniers ne sont pour la plupart que de jeunes insoumis, rebelles à toute autorité et à toute tradition qui, souvent, ne proposent rien de substantiel pour remplacer ce qu'ils ont mis à bas ; encore que l'on puisse également distinguer, parmi ces révoltés, des mystiques, des idéalistes et des penseurs potentiels qui, après avoir atteint la maturité intellectuelle, retrouveront, en fin de compte, leur équilibre et pourront alors rejoindre les rangs du second groupe.

Des mystiques intellectuels

En réalité, ceux qui composent ce second groupe sont des êtres profondément orientés vers la spiritualité, et que l'on pourrait qualifier de mystiques intellectuels, car leur dévotion est établie sur le plan mental et non pas seulement nourrie de leur émotivité. Leur approche de la religion est filtrée par l'intermédiaire du mental où elle a été profondément et soigneusement considérée. Ils n'appartiennent à aucun groupe organisé, ni à aucune nation, race, couleur ou croyance particulière. Le seul lien qui les unit est un langage spirituel commun. Ils se reconnaissent, les uns les autres, par une même vie de pensée, entretenant le même noyau de croyances, sans être limités par aucun dogmatisme et rejetant les mêmes choses jugées non essentielles. Ils reconnaissent également le rôle joué par les chefs spirituels historiques, ainsi que les Ecritures, issues de leur enseignement, qui ont largement contribué à former une trame de croyances spirituelles à travers le monde.

Ce petit groupe doit être considéré comme les membres de l'Eglise universelle dont ils construisent les fondations subjectives, le noyau spirituel de la nouvelle religion mondiale qui, dans l'avenir, rassemblera les peuples du monde entier en une seule unité spirituelle.

Un cri général de détresse retentit, aujourd'hui, dans le monde religieux. Les hommes se détournent des églises. Ce n'est pas par manque de conscience spirituelle. Au contraire, on assiste, à travers le monde, à un éveil spirituel très significatif, accompagné d'une recherche pressante de la vérité. Jamais encore, l'homme n'a autant été orienté vers la spiritualité et n'a jamais eu autant besoin de valeurs, de réajustements et de reconnaissances spirituelles. Les hommes sont en quête de Lumière, mais où peuvent-ils la trouver ? Les Eglises classiques et leurs chefs n'en fournissent certainement pas les moyens, car, soit ils sont limités par l'étroitesse de leurs interprétations théologiques des Ecritures, que les masses n'acceptent plus, soit ils cèdent à l'excès contraire, vers une orientation trop matérielle ou politique.

Dans le passé, toutes les religions, y compris le bouddhisme, l'hindouisme, l'islamisme et le christianisme ont généré des esprits, des penseurs et des chefs hors du commun qui ont, en toute sincérité, érigé en doctrines leurs idées sur Dieu et sur la signification des Ecritures. Ces doctrines, au fil du temps, ont été acceptées de façon dogmatique par les religieux qui les ont imposées aux masses ignorantes incapables de penser. Mais, les plus jeunes générations en ont assez de ce système. Elles refusent qu'on leur dicte ce qu'elles doivent croire ou réfuter. Elles désirent raisonner par elles-mêmes et parvenir à leurs propres conclusions. Elles réclament la liberté dans tous les domaines et, par dessus tout, la liberté de pensée.

Ces avant-coureurs du nouvel-âge exigent qu'on leur fournisse les vérités et les faits fondamentaux, dans la mesure où ils sont disponibles, mais, qu'ensuite, on les laisse décider si ces vérités, faits, idées et points de vue leur paraissent acceptables. Alors, ils leur appartiendra d'intégrer dans leur credo ce que leur raison ou leur intuition admettra, et ceci provisoirement ou de façon définitive. Ensuite, ils tireront leurs propres conclusions et prendront leur décision finale. Si ces chercheurs ont des motivations honnêtes et sincères, leur développement spirituel est assuré et suivra son cours normal. L'homme ne sera jamais sauvé pas des doctrines théologiques, mais seulement par l'éveil et la croissance de la conscience christique dans son cœur.

On a mis l'accent sur l'effet limitatif et inhibant qu'exerce la vision étroite de nombreux religieux sur le développement spirituel de leurs fidèles. Il faut pourtant souligner que ces serviteurs de l'Eglise sont, pour la plupart, des hommes spirituels bien intentionnés qui travaillent de leur mieux, selon la lumière dont ils disposent. Mais, au cours de leur ministère, ils n'ont fait que propager des principes dogmatiques plutôt que d'être de purs canaux exprimant l'esprit du Christ immanent qui aurait dû les animer. Tout irait bien si seulement ces prêcheurs pouvaient se révéler être des hommes de Dieu, dans le vrai sens du terme, plutôt que des hommes d'église, et s'ils laissaient s'exprimer le Dieu immanent, à travers leur esprit infusé de l'énergie de l'âme. Ils seraient ainsi les véritables leaders de l'avenir. Ces hommes prendraient alors conscience qu'il n'y a qu'une seule religion et une seule Eglise : l'Eglise de Dieu. Ils réaliseraient que c'est le même Dieu qui œuvre à travers les diverses croyances, races et couleurs de l'humanité, ainsi qu'à travers les nombreuses organisations religieuses. Ils prendraient conscience que la plénitude de la vérité ne sera réalisée que par la synthèse finale en une Eglise universelle et dans une religion mondiale unique.






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