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Accueil > Revue Partage > année 1997

Extraits de la revue
Partage international

Mars 1997 - N° 103

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Pour de nouvelles relations américano-russes par Mikhaël Gorbatchev


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Faits et prévisions


  • Citation


  • Courrier des lecteurs


  • Esotérisme


  • Interviews




L'article du Maître

Home La fin du conflit

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme
 
Toute personne porte en elle le simple désir de vivre en paix. Que des millions d’hommes en soient aujourd’hui privés représente l’une des pires calamités de cette civilisation. Qu’est-ce donc qui empêche l’un des espoirs les plus profonds de l’homme de se réaliser ?
 
A n’en pas douter, de nombreux facteurs concourent à cet échec des nations et des communautés, cette incapacité des hommes à vivre ensemble en harmonie. Le fait que partout la misère côtoie l’abondance ne peut que contribuer puissamment aux divisions qui se créent entre les hommes ; mais on ne peut non plus ignorer les anciennes rancœurs et les vieux préjugés, dont l’origine se perd souvent dans la mémoire confuse d’un passé éloigné, et qui exercent eux aussi une influence écrasante sur la vie et les actions de bien des peuples. Sous le vernis de la vie moderne, d’archaïques divisions raciales et tribales conservent leur emprise et leur domination sur les esprits.
 
A l’est comme à l’ouest, au nord comme au sud, les grandes forces politiques et économiques que l’on voit en action à l’échelle du globe ne font guère que masquer, et souvent exacerber, les tensions reflétant l’affrontement racial qui se perpétue depuis des siècles innombrables.
 
Des aventuriers politiques
 
Aujourd’hui, là où sont réunies les conditions d’une telle catastrophe, ces tensions explosent en guerre ouverte. Des aventuriers politiques assoiffés de pouvoir exploitent cyniquement la légitime aspiration des hommes à la liberté et à l’identité culturelle. Des sommes considérables sont dilapidées en achats d’armements, et les guerres qui s’ensuivent font leur inévitable lot de victimes. Il en est ainsi aujourd’hui en Afrique comme en Amérique latine et, jusque récemment, dans les Balkans. Le viol de la Bosnie et de la Croatie, à l’initiative des dirigeants serbes, ne fait que refléter les haines, naguère latentes, qui ont si cruellement refait surface dans cette zone de turbulences.
 
Quant aux conflits au Moyen-Orient et en Irlande, ils ajoutent un facteur supplémentaire à ce problème séculaire : celui de l’intolérance religieuse qui, depuis les temps les plus anciens, sème à profusion les graines du chaos.
 
La tendance s'inverse
 
Pendant ce temps, Maitreya n’attend que l’opportunité de changer plus encore le cours des événements. Déjà, l’énergie d’Equilibre, focalisée à travers lui par l’Esprit de Paix, amène ces forces destructrices au grand jour, où elles pourront ainsi se résoudre et libérer les hommes de leur emprise ancestrale.
 
Lentement mais sûrement, en dépit de toutes les apparences, la tendance s’inverse. Ces puissantes forces cosmiques, obéissant à la grande loi d’Action et de Réaction, purifient le cœur et l’esprit des hommes. Un nouveau monde se construit, dans lequel l’harmonie prévaudra. Et la paix à venir sera en proportion exacte des dissensions actuelles.
 
Tenez-vous prêts à voir le Grand Seigneur, car l’heure de son émergence est proche. Répondez promptement à son appel, aidez-le dans sa tâche, et mettez fin à jamais à la haine et à l’intolérance des hommes.
 

 
Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home Les limites de la responsabilité sociale des entreprises

par David Korten

Une citation bien connue figure au dos de chaque numéro de la revue d'une association de cadres progressistes de l'industrie cherchant à faire jouer la responsabilité sociale des entreprises. On peut y lire : « Les entreprises sont devenues, au cours du demi-siècle écoulé, l'institution la plus puissante de la planète. Il est nécessaire que dans toute société, l'institution dominante assume la responsabilité de l'ensemble... Toute décision prise, toute action engagée doit être envisagée à la lumière de ce genre de responsabilité. »

Il est vrai que les entreprises sont devenues l'institution la plus puissante de la planète. Prenons les statistiques : les 500 plus grandes industries du monde, qui emploient seulement 0,0005 % de la population mondiale, contrôlent 25 % de la production économique mondiale. Les 300 premières multinationales, hormis les établissements financiers, possèdent à peu près 25 % des capitaux productifs mondiaux. Parmi les 100 plus grandes entités économiques mondiales, 50 sont actuellement des sociétés – banques et établissements financiers non compris. Les actifs réunis des 50 plus grandes banques commerciales et sociétés financières diversifiées s'élèvent à près de 60 % des 20 000 milliards de dollars de réserves en capital productif. Sur les seuls marchés monétaires internationaux, plus de 1 000 milliards de dollars changent de mains chaque jour dans la recherche du profit immédiat, sans lien aucun avec la production ou le commerce des services et des biens réels.

La concentration du contrôle des marchés progresse à vive allure. The Economist signalait récemment qu'en ce qui concerne les biens de consommation durables (automobiles, aéronautique, aérospatiale, composants électroniques, électricité et électronique, industries de l'acier) les cinq premières firmes contrôlent plus de 50 % du marché mondial.

La puissance des entreprises est une évidence. Toutefois, les appels adressés aux cadres d'entreprises, pour qu'ils usent de ce pouvoir sérieusement, esquivent souvent nombre de questions importantes :

- Les directeurs d'entreprises publiques ont-ils le choix de les diriger dans l'intérêt public ?

- Faut-il admettre qu'une personne qui se trouve être à la tête d'une puissante société ait la sagesse et la motivation lui permettant de prendre des décisions en faveur de tous ?

- Les entreprises mondiales, leurs directeurs généraux ou leurs propriétaires ont-ils un droit naturel leur permettant d'exercer un tel pouvoir sur le reste de la société ?

- La domination des entreprises est-elle désirable ? Est-elle inévitable ?

En ce qui concerne la première question, considérons les deux cas suivants :

La Stride Rite Corporation, compagnie fabriquant des chaussures, était connue depuis des années pour sa politique consistant à implanter des usines et des services de distribution dans les quartiers les plus touchés par la crise, à l'intérieur des villes et dans les communautés rurales, afin de leur redonner une vitalité et de procurer des emplois sûrs et bien rémunérés aux minorités. Arnold Hiatt, directeur général de la Stride Rite, était personnellement profondément engagé dans cette politique. En 1984, la concurrence provoqua une chute de 68 % des revenus de cette compagnie, son premier échec en 13 ans. Passant outre à la forte opposition d'A. Hiatt, le conseil d'administration décida que la compagnie ne pouvait rester concurrentielle qu'en sous-traitant la production à l'étranger, dans les pays à bas salaires, comme le faisaient leurs concurrents. Le raisonnement du conseil d'administration, probablement exact, le conduisit à estimer que, si la production n'était pas déplacée à l'étranger, la compagnie serait exposée à une OPA agressive, par un acheteur qui verrait là une occasion d'engranger un profit substantiel en effectuant cette délocalisation. A. Hiatt démissionna et la production se déplaça en Chine.

La Pacific Lumber Compagny, entreprise familiale alimentée par des possessions considérables de séquoias millénaires en Californie, était depuis des années pionnière en matière d'exploitation durable du bois. Elle assurait de généreux avantages à ses employés, alimentait parfaitement son fonds d'assurance vieillesse et ne pratiquait aucune politique de licenciement quand le marché du bois de charpente était en baisse. Cela en faisait une entreprise « citoyenne » au sein de la communauté locale. Mais cela en faisait également une cible de premier choix pour une OPA. Charles Hurwitz, un « monteur » d'OPA, en prit le contrôle par une OPA agressive. Immédiatement, il doubla le taux d'abattage des arbres millénaires appartenant à la compagnie, ouvrant au milieu de la forêt un couloir de 2,5 km qu'il nomma d'un ton goguenard « notre piste d'étude de la vie sauvage pour biologistes ». Il draina ensuite 55 des 93 millions de dollars du fonds d'assurance vieillesse et investit les 38 millions restant en rentes de l'Executive Life Insurance Compagny, laquelle avait financé les obligations (à intérêts élevés et à haut risque) permettant l'achat, et fit faillite par la suite.

En l'absence de surveillance gouvernementale, les sociétés ne sont officiellement responsables qu'envers leurs actionnaires, ce qui, à l'heure actuelle, signifie les marchés financiers mondiaux. Nous constatons là les implications de la transformation du système financier mondial. Avec l'accroissement des fonds communs de placement et des fonds de retraite, la plupart des fonds d'investissement sont confiés à des gestionnaires professionnels dont les performances peuvent se mesurer aux résultats quotidiens figurant dans la grande presse mondiale. En réponse aux pressions visant à l'obtention de profits immédiats, ces fonds ont tendance à avoir une vitesse de rotation élevée, puisque leurs gestionnaires spéculent sur les variations à court terme des cours des actions et autres instruments financiers. Ne s'intéressant qu'à la variation quotidienne du cours des valeurs, ces intermédiaires sont de plus en plus coupés du monde réel des gens, de la nature et de l'activité productive. Les conséquences sociales et écologiques de leurs décisions ne s'inscrivent jamais sur les écrans de leurs ordinateurs. Leur monde est purement celui de l'argent.

Voilà le système envers lequel les directeurs actuels de sociétés sont responsables. Ils subissent à leur tour d'énormes pressions pour obtenir des résultats financiers immédiats. Et le moyen le plus sûr d'obtenir ces résultats immédiats que les marchés financiers exigent est de transférer autant de charges de l'entreprise que possible sur la communauté. Ce système expulse un Arnold Hiatt qui cherche vraiment à gérer dans l'intérêt de la communauté, et il récompense et glorifie un Charles Hurwitz qui est prêt à sacrifier l'intérêt de la communauté à son profit personnel, quel que soit le moyen employé. Il suffit de lire la presse des affaires pour se rendre compte de toute l'adulation dont sont l'objet ces directeurs qui sont prêts à licencier des milliers d'ouvriers en un clin d'œil afin d'affiner les résultats financiers sur leur rapport de fin d'année.

Une réforme politique

Est-il possible de gérer une entreprise moderne en toute responsabilité, au mieux de l'intérêt public, et de survivre ? Seulement dans des limites précises ou dans des créneaux spécialisés du marché. Faut-il admettre que ceux qui s'élèvent jusqu'aux sommets du pouvoir dans les entreprises sont mus par des mobiles sociaux ? Certains le sont, mais ce ne sont pas les mobiles sociaux qui décident du succès des entreprises. Les sociétés commerciales détiennent-elles leur pouvoir en vertu d'un droit naturel ? Le droit divin, qu'il s'agisse de celui des rois ou des directeurs généraux, est incompatible avec la démocratie. La domination par ces sociétés est-elle désirable ? Nos politiciens, tout corrompus et adonnés à l'auto-glorification qu'ils soient, doivent du moins affronter l'électorat et se présenter aux élections de temps en temps. La plupart d'entre nous ne désirent pas vraiment laisser aux cadres de Philip Morris le soin de décider de la meilleure façon de réduire le tabagisme des adolescents. La domination par les entreprises est-elle inévitable ? Seulement si les lois que nous choisissons de mettre en place le permettent. Les citoyens ont le droit de changer ces lois, toutes les fois qu'ils le décident.

La question de la responsabilité en affaires nécessite d'être repensée fondamentalement. Oui, nous devrions exiger des cadres qu'ils gardent une morale élevée et qu'ils soient responsables envers la communauté des conséquences de leurs actes. Mais il serait stupide de transférer la responsabilité du bien de tous à des cadres de sociétés, en s'attendant à ce qu'ils soient des « rois » bons et honnêtes, quand le système dans lequel ils travaillent accorde ses récompenses les plus lucratives à ceux qui ne sont ni bons ni honnêtes. Plutôt que de concentrer notre attention sur une réforme des cadres d'entreprises – qui comptent déjà parmi eux un nombre considérable d'Arnold Hiatt luttant contre les forces supérieures pour faire ce qui est équitable – nous devrions nous concentrer sur la réforme du système au sein duquel les cadres travaillent.

Une réforme politique, visant à libérer les entreprises de la politique, serait une première étape importante. Les entreprises sont des institutions publiques créées selon des statuts rendus publics pour servir un intérêt public. Leur véritable rôle est de suivre les règles, pas de les établir. Ces règles ont précisément pour objet de restreindre la liberté d'action des entreprises. Si les entreprises ont plus de pouvoir que les gouvernements élus démocratiquement, la réponse appropriée pour les citoyens est de ne pas abandonner la démocratie, de corriger ce pouvoir et de restaurer la démocratie.

Les citoyens, agissant à travers leurs gouvernements, doivent réaffirmer leur droit d'établir les règles pour ceux qui font des affaires dans le cadre de leur juridiction politique. Il leur faut restaurer leur autorité et se donner le droit de révoquer les statuts des sociétés enfreignant la loi ou simplement ne servant pas l'intérêt public tel que les citoyens ont décidé de le définir. Ils doivent exiger que la loi anti-trust soit rigoureusement appliquée, afin de briser les groupes acquérant des pouvoirs de monopoles. Et ils doivent établir, par des règlements, des redevances, des pénalités et des politiques de taxation, un système qui récompense ceux qui assument leurs charges et pénalise ceux qui ne le font pas.

Si nous prenons au sérieux cette question de la responsabilité en affaires, il nous faut créer dans ce domaine un système qui récompense les sociétés qui sont responsables aux yeux de l'ensemble de la communauté, et qui élimine les irresponsables. Un système qui est presque l'inverse de celui que nous avons à l'heure actuelle.


Pour plus d’informations : PCD Forum, 14 East 17th Street, Suite 5, New York, NY 10003, USA. Fax : 212-242-1901.




Home Enseignement des mathématiques par radio au Venezuela

Source : IPS

Quelque 300 000 enfants vénézuéliens bénéficient d'un programme très novateur d'enseignement des mathématiques par radio, une méthode qui obtient tant de succès que les gouverneurs des Etats se battent pour recevoir ces programmes. Des effets de son, des chansons, des plaisanteries, des jeux et des activités physiques sont utilisés pour rendre les mathématiques plus drôles. Toute classe équipée d'un poste radio peut recevoir les programmes qui sont destinés à chaque niveau de l'école primaire. Des situations de la vie courante sont évoquées avec la plus grande fantaisie et les enfants sont invités à participer à des jeux et à des exercices.

Le projet est né d'une idée du Centre vénézuélien pour l'amélioration de l'enseignement des sciences, et les émissions, d'une demi-heure par jour, sont subventionnées par la Banque mondiale. Conçu à l'origine pour les zones rurales et urbaines marginales, ce programme est maintenant utilisé par les écoles privées, avec extension possible à l'ensemble du pays. Nora Jaegerman, directeur général de Interactive Mathematics, un des programmes de maths, reconnaît que chaque enfant est un scientifique né, doué de facultés mathématiques, mais que la société et ses méthodes d'enseignement traditionnelles ont eu un impact négatif sur leur comportement à cet égard. Les professeurs eux-mêmes ont hérité de cette attitude et sont peu aptes, de par leur formation, à enseigner les mathématiques. « C'est la raison pour laquelle notre programme a tant de succès  ; il ne se substitue pas aux enseignants, il les soutient. L'enseignement des mathématiques devient simple et attrayant et les élèves font de rapides progrès », ajoute-t-elle. Selon certaines études indépendantes, ce programme a contribué à renforcer le désir de réalisation personnelle de l'élève, non seulement dans le cadre des mathématiques mais aussi dans d'autres domaines du cursus scolaire, réduisant ainsi l'absentéisme dans les écoles. 





Signes des temps

Home Des personnes sans-abri témoignent de leur rencontre avec le Christ

Source : The Sun, Etats-Unis

« De manière inattendue, des gens parleront de leur expérience de Maitreya ouvertement et publiquement. » (Un collaborateur de Maitreya, Partage International, jan./fév. 1991)

Le journal américain The Sun a publié le témoignage de nombreuses personnes sans-abri aux Etats-Unis qui ont déclaré avoir rencontré le Christ.

Voici quelques-uns de ces témoignages :

- Alejandro D, de Miami, âgé de 67 ans et atteint d'un cancer, avait « perdu sa foi en Dieu lorsque les médecins lui avaient annoncé qu'il lui restait moins d'un mois à vivre. » Un soir, il cherchait de la nourriture dans les poubelles d'un restaurant, lorsque, ainsi qu'il l'a raconté « un homme à la voix douce me tapa sur l'épaule. Je pensai qu'il était également sans-abri, aussi je lui offris la moitié du croûton de pain que j'avais sorti des ordures. Il sourit et me prit la main. J'éprouvai un sentiment à nul autre pareil ; une sorte de douce chaleur me traversa le corps. Pour la première fois depuis des années, je me sentis heureux d'être en vie. Des larmes coulèrent de mes yeux et je me mis à dire à cet étranger : «  Je ne veux pas mourir ! S'il vous plaît, aidez-moi !  » Nous nous sommes agenouillés et avons prié là, parmi les déchets de nourriture. Mon nouvel ami, bien sûr, n'était autre que Jésus. Je ne fus guère surpris quand le médecin, au dispensaire, déclara que mon cancer avait disparu ». M. Diaz a affirmé avoir rencontré un certain nombre de personnes sans-abri, en Floride du Sud, ayant eu des expériences similaires. Il participe maintenant aux prières qui ont lieu chaque jour dans un coin de rue, à Miami.

« Ce dont vous vous souvenez le plus, ce sont ses yeux », a déclaré Tina F, de Los Angeles. Mme Forsch s'était retrouvée à la rue avec ses trois enfants, parce que leur père les avaient abandonnés pour une autre femme. « Je mendiais de la nourriture et un peu de monnaie et j'étais si désespérée que j'étais en train de songer à me prostituer. Lorsque je vis cet homme arriver dans la rue, je me dis qu'il ne me ferait pas souffrir ; il avait l'air si gentil. Avant même que je puisse prononcer un mot, il me mit la main sur l'épaule et dit : « Votre corps est un temple que Dieu vous a donné... si vous profanez ce temple, vous tournez le dos à celui qui veille sur vous et peut vous conduire à la terre promise. » Il m'a tenu dans les bras pendant que je pleurais comme un bébé. Lorsque mes larmes se sont arrêtées, j'ai senti que mon âme avait été purifiée. » Mme Forsch accepta de cet homme un billet de 50 dollars avant qu'il ne lui révèle son identité. Il lui conseilla vivement de placer ses enfants dans un endroit sûr. Mme Forsch fit don de la somme reçue à une église où elle travaille maintenant comme intendante.

- Sylvia D, souffrant de sénilité, errait dans un quartier dangereux de Chicago et s'était retrouvée entourée de plusieurs jeunes gens menaçants. Mais les agresseurs furent chassés par l'éclat d'une flamme et une chaleur brûlante. Lorsque la fumée eut disparu, « Jésus guida Sylvia jusqu'à un lieu sûr. »

John et Mary D, de Pennsylvanie, se retrouvèrent sans domicile à la suite de l'incendie de leur maison qui n'était pas assurée. Quelques jours plus tard, Marie décéda. John était si désespéré de ne pas pouvoir donner à son épouse des obsèques décentes, qu'il fit le projet de cambrioler une banque. Mais, selon l'article : « A la porte de la banque, il rencontra Jésus qui le conduisit jusqu'à un parc où ils s'assirent sur un banc et bavardèrent pendant un long moment. » John fit vœu de continuer à vivre et de changer ses habitudes pour le mieux. Un donateur anonyme paya les obsèques de sa femme. 




Home Une image de la Vierge apparaît sur un bâtiment aux Etats-Unis

Durant trois semaines, lors des fêtes de Noël, 450 000 personnes sont venues regarder une image de la Vierge Marie s'étalant sur une hauteur de deux étages, sur la façade d'un building aux vitres teintées de noir, au sud de la Floride.

Cette image aux couleurs arc-en-ciel, apparue sur le bâtiment Seminole Finance, à Clearwater, mesure environ 15 mètres de large et dix mètres de haut, et s'étend sur neuf panneaux en verre. Certains témoins prétendent que l'image a commencé à prendre forme aux environs de la fête de Thanksgiving, fin novembre. Deux semaines après, un client de la Seminole Finance a contacté une station de télévision locale, signalant qu'il avait vu une image de la Vierge sur le bâtiment. La station a montré l'image, aux actualités, et aussitôt de très nombreuses personnes ont commencé à affluer sur place. « C'est tout à fait étonnant. C'est très spirituel, très paisible », a déclaré Patty Scharn, une réceptionniste qui travaille dans le building. Selon le porte-parole de la police, Wayne Shelor : « Certaines personnes érigent des sanctuaires, apportent des cadeaux, des bougies, des fleurs, des statues. D'autres ont été submergées par l'émotion et sont tombées en syncope. Il y a des infirmes, des handicapés en fauteuils roulants, des aveugles. Ils arrivent, cinq cents à la fois... Mais il ne s'agit pas d'une atmosphère de carnaval. Il y règne un mélange de respect et de crainte, et quelque chose de miraculeux. »

Certains visiteurs ont affirmé que cette image avait été créée par l'action du soleil sur des gouttelettes d'eau laissées par l'arrosage. Un porte-parole du diocèse catholique local a déclaré : « Il n'y a aucune raison, à ce stade, de penser que ce qui apparaît là ne puisse pas être expliqué par des causes naturelles... Nous nous bornons à dire aux gens de faire preuve de circonspection. Un certain scepticisme est salutaire. » Mais beaucoup de ceux qui ont vu l'image n'ont pas besoin d'être convaincus de son authenticité. « C'était comme si vous vous trouviez dans les bras d'un ange », a déclaré un visiteur. (Sources : AP ; Clearwater Times ; St Petersburg Times, E.-U.)

Le récit suivant nous a été communiqué par Jane Baker, qui s'était rendue à Clearwater :

Cette apparition a provoqué un sentiment de paix, d'élévation spirituelle et d'unité parmi l'ensemble des communautés du centre ouest de la Floride. Soir après soir, ce fut le grand sujet d'actualité, sur toutes les télévisions locales. Des personnes de tous âges, races, nationalités ou croyances viennent prier devant la Vierge, quotidiennement. La foule se comporte de façon disciplinée, amicale et aimable. Il n'y a pas eu de réaction négative à cette apparition.

Ce qui m'a étonnée, c'est le calme qui descend sur la foule, lorsqu'elle regarde l'image. Vous avez alors la certitude qu'il s'agit de quelque chose de sacré. Même les policiers, qui doivent régler la circulation tout au long de la journée, jour après jour, sont détendus, aimables et souhaitent de bonnes vacances à chacun.

Devant les vitres s'amoncellent des rangées de fleurs, des bougies, de la nourriture et d'autres cadeaux en l'honneur de la Vierge. Tous les dons faits à cet endroit ont été remis à des œuvres de charité locales. Le propriétaire du bâtiment ne se soucie pas de voir son parking envahi par des centaines, voire des milliers de personnes. Il ne s'inquiète pas de l'influence que cela pourra avoir sur ses affaires. Il déclare qu'il est béni et que quiconque désirant voir la Vierge est le bienvenu, de jour comme de nuit. En effet, l'image se voit même dans la pénombre. Les employés municipaux responsables de la circulation sur les lieux, appellent leur détachement spécial « l'équipe du miracle ».

C'est impressionnant. Je ne sais pas ce que je trouve le plus irrésistible – la vision de la Vierge, ou la transformation que cela provoque chez les gens.





Tendances

Home Pour Georges Soros, l'ennemi désormais, c'est le capitalisme

Source : Aftenposten, Norvège

Le célèbre spéculateur Georges Soros a publié une longue mise en garde contre les dangers d'un capitalisme effréné. Ce philanthrope américano-hongrois a fait don de millions de dollars pour favoriser l'éclosion de la démocratie et de l'économie de marché en Europe de l'Est. Toutefois, il recommande maintenant avec insistance l'application de la politique du juste milieu. G. Soros affirme que l'idéologie du laisser faire qui semble s'imposer partout ne constitue nullement la garantie d'une démocratie ouverte, mais que bien au contraire, elle la menace. Les marchés financiers libres sont par nature instables, et G. Soros en déduit que la marche triomphale conjointe de la démocratie et du marché libre à travers le monde n'est qu'un « phénomène temporaire ». Le système actuel n'a de chance de survivre que si l'on consent à accepter, sur une vaste échelle, que l'intérêt collectif prévaut largement sur l'intérêt individuel.

G. Soros pense que la société contemporaine a perdu ses racines parce que le culte du succès a supplanté la croyance en des principes moraux. 

 




Home Plus de démocratie en Allemagne

Source : Kieler Nachrichten, Allemagne

En 1996, l'Allemagne aura connu le plus grand nombre de référendums à se dérouler en l'espace d'une année. Selon l'Union pour plus de démocratie, dont le siège est à Munich, 430 requêtes pour des référendums ont été reçues l'an dernier, sur un plan local et municipal, dont 190 ont été couronnées de succès. Douze requêtes ont été reçues pour des référendums sur un plan national. En 1995, seulement soixante référendums avaient eu lieu. « Il est question, à présent, de s'orienter vers une démocratie plus directe en Allemagne », a déclaré l'Union pour plus de démocratie. 




Home Accord germano-tchèque

Source : New York Times, E.U.

Avec la signature d'une déclaration par le chancelier allemand, Helmuth Kohl, et le premier ministre de la république Tchèque, Vaclav Klaus, les deux pays ont pris des mesures pour guérir les vieilles haines de l'ère nazie, en reconnaissant les erreurs commises par chaque pays envers l'autre. Dans ce document, les Allemands ont reconnu leur rôle dans le démembrement et l'occupation de la République de Tchécoslovaquie et dans les souffrances infligées au peuple tchèque. De leur côté, les Tchèques ont exprimé leurs regrets explicites pour l'expulsion de trois millions d'Allemands des Sudètes. Les deux chefs de gouvernement ont reconnu qu'il était temps d'aller de l'avant. 

 




Home Prix de la paix

Source : Methodist Recorder, G.B.

Le Prix Unesco 1996 pour l'éducation de la paix a récemment été attribué au mouvement Focolari. Ce mouvement comporte deux millions de sympathisants dans 180 pays et 200 000 membres actifs. Un jury international a déclaré que la diffusion du mouvement Focolari a contribué à un « dialogue constructif et à des échanges créatifs » entre les personnes de différentes origines culturelles et croyances religieuses.




Home La solidarité dans les soins

Source : Inter Service

En Argentine, grâce aux moyens qu'offre la haute technologie, des bénévoles ont constitué un réseau afin de venir en aide à des personnes en situation précaire. Le Réseau Solidarité, créé il y a deux ans par des bénévoles, couvre tout le pays et met en relation des personnes dans le besoin avec les services appropriés.

Parmi ceux qui demandent l'assistance du réseau, on compte des patients atteints du sida ou du cancer qui ne parviennent pas à obtenir des soins, des femmes enceintes battues, des personnes dans l'attente d'une greffe d'organe et des écoles manquant de moyens.

Chaque bénévole assure la réception des appels de demande d'assistance sur sa plage horaire spécifique et, à partir d'une base de données de 200 organismes ou particuliers en relation avec le réseau, il dirige la personne concernée vers l'organisation appropriée. Parmi les particuliers et les organismes listés dans cette base de données, on trouve des médecins capables de faire face aux urgences, des cantines scolaires, des centres d'accueil pour les femmes battues ou les enfants à la rue, des bibliothèques pour les aveugles, des groupes d'entraide pour les malades du cancer ou tout simplement des professionnels offrant leurs services gratuitement.

Le coordinateur du réseau, Juan Carr, vétérinaire, père de quatre enfants, a rejoint le réseau parce qu'il aspirait à une vie plus remplie. « Lorsque l'on devient solidaire envers les autres, ceux-ci agissent de même, » explique Juan Carr. « Nous avons connu le cas d'une mère de deux enfants sans argent qui attendait depuis un an une greffe de foie. Lorsque ce fut son tour, elle laissa l'organe à un enfant qui était sur le point de mourir. » 

 




Home Non au dollar

Source : Le Matin, Suisse

L'usage d'une monnaie locale gagne du terrain aux Etats-Unis, où une économie basée sur une monnaie locale fonctionne dans plus de 30 petites villes.

A Madison, dans le Wisconsin, une unité monétaire locale vaut 10 dollars, ce qui représente à peu près le salaire horaire moyen pour cette région. Plus de 200 personnes et 35 entreprises, prennent part à cette nouvelle économie alternative. Ce système a pour but de dynamiser le marché du travail local et d'inciter à la consommation de produit locaux.

Bien que ce système de monnaie locale ne résolve pas tous les problèmes, il permet la prise collective, au niveau local, des responsabilités et des décisions. « Petite échelle » et « confiance mutuelle » sont les devises de ce système monétaire.

Les participants ne sont pas entièrement convaincus du succès à long terme de cette initiative, mais comme l'a formulé un étudiant de l'Université du Wisconsin : « Je suis fier de constater que des gens se réunissent régulièrement afin de discuter des problèmes sociaux et économiques de notre communauté. »

 




Home Traité sur l'eau

L'Inde et le Bangladesh ont convenu de partager les ressources en eau du Gange. Le traité, qui vient d'être signé, met fin à une longue querelle entre ces deux pays. Au Bangladesh, des millions de paysans vont bénéficier de ce nouveau traité.




Home Malaria : un traitement gratuit pour les pauvres

Source : De Volkskrant, P.B

Un nouveau médicament semble combattre avec beaucoup d'efficacité la malaria dans les pays tropicaux. Son fabricant, la société pharmaceutique britannique Glaxo Wellcome, envisage une distribution gratuite de son nouveau produit aux patients atteints de la malaria et qui n'auraient pas les moyens de se le procurer.

Glaxo Wellcome estime qu'en l'espace de quelques années, il sera possible de distribuer un million de doses de ce médicament. Afin d'atteindre cet objectif, cette société collaborera avec l'Organisation mondiale de la santé ainsi que qu'avec des pays africains, d'Asie du Sud-Est et d'Amérique du Sud, où la malaria est la plus répandue. Sur les 400 premiers patients atteints de malaria qui avaient pris ce traitement, 98,5 % s'étaient rétablis en l'espace de trois jours. 





Faits et prévisions

Home Augmentation du nombre de femmes travaillant dans le secteur agricole

La proportion des femmes travaillant dans le secteur agricole est en augmentation dans le monde entier. Les femmes atteignent un taux de 20 à 30 % de la main d'oeuvre agricole totale, selon un récent rapport du Bureau international du travail.

Cet organisme indique par ailleurs que sur environ 1,1 milliard de travailleurs agricoles, à l'échelle mondiale, près de la moitié sont salariés. Selon le rapport, « des millions de travailleurs agricoles perçoivent des salaires qui les placent au bas de l'échelle de la pauvreté rurale et même en-dessous du niveau minimum de subsistance, malgré l'augmentation des échanges et de la productivité agricole dans le monde entier ». Outre l'incidence élevée de la pauvreté, la vie active des salariés agricoles se caractérise, toujours selon ce rapport, par « des conditions de travail précaires et une quasi absence de protection sociale ».




Home Selon le magazine allemand Finanzwoche

Le Japon a échappé à l'effondrement financier grâce à un emprunt colossal

Source : New York Times, Barron's, Etats-Unis.

« Comme nous l'avons déjà annoncé (décembre 1988), un krach boursier prendra naissance au Japon. Maitreya l'a répété : le krach boursier est inévitable. » (un collaborateur de Maitreya, Partage International, juin 1989)

On vient juste de découvrir que les Etats-Unis ont consenti un prêt sans précédent de 500 milliards de dollars, afin d'aider le Japon à sortir de sa crise financière. C'est ce prêt qui aura préservé le monde financier de l'effondrement total qu'auraient provoqué les 1 250 milliards de dollars de créances irrécouvrables. Cela ne signifie pourtant pas que l'économie japonaise soit rétablie, précise le magazine financier allemand Finanzwoche.

Le quotidien néerlandais Trouw affirme par ailleurs que les magnats des affaires aux Pays-Bas partagent cette opinion. Ce journal précise qu'un krach boursier au Japon « pourrait provoquer un éclatement général du système financier international, en 1997 ».

« Le Japon connaît-il un krach boursier ? » C'est aussi la question posée par le quotidien néerlandais NRC Handelsblad, dans un numéro du mois de janvier. Dans le monde entier, les marchés financiers battent des records, mais « à Tokyo, un drame menace d'éclater », affirme le Handelsblad. Et la croissance économique japonaise devrait encore se ralentir. « Cela signifierait que les remèdes drastiques utilisés pour redynamiser l'économie chancelante n'ont pas fonctionné, ou seulement de manière temporaire. » (Source : Finanzwoche, Allemagne ; Trouw, NRC Handelsblad, P.-B.)

La bourse de Tokyo, déjà perturbée, a connu récemment une nouvelle baisse de 10 % en une seule semaine. Malgré les efforts entrepris pour stopper l'hémorragie, la chute pourrait bien se poursuivre. Selon un article paru dans le magazine financier Barron's, « peu nombreux sont les Japonais ou les étrangers qui entrevoient un net rétablissement du marché dans les semaines à venir. Beaucoup craignent en fait que la situation empire, même sérieusement, avant de se rétablir. » Le gouvernement prévoit une croissance économique d'environ 1,9 % en 1997, le plus faible taux depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les économistes les plus pessimistes prédisent quant à eux un retour à la récession. L'un des problèmes est que les investisseurs doutent de la santé des établissements bancaires et vendent toujours davantage de titres, ce qui contribue d'autant à affaiblir ces banques. Mais la plus grande inquiétude vient des propos du gouvernement japonais, qui a annoncé qu'il cesserait de renflouer le marché par l'achat de valeurs mobilières, comme il le faisait jusqu'à présent. Cette interventionnisme du gouvernement a, en effet, littéralement maintenu le marché à flot au cours les cinq dernières années. 

 




Home Grèves en Corée du Sud

Source : New York Times, Los Angeles Times, E.-U.

« Au départ [...] il y aura ceux qui résisteront aux changements [...], cherchant à s'accrocher à leurs privilèges et à leurs pouvoirs. [...] Mais, alors que la nécessité du changement deviendra chaque jour plus criante, il leur sera de plus en plus difficile d'influencer les événements. » (le Maître de Benjamin Creme, SI, juillet 1982)

« L'appel intérieur de la liberté [...] fera retentir sans cesse son écho jusqu'à ce que s'effondrent les derniers bastions de la tyrannie [...]. » (le Maître de Benjamin Creme, PI, juillet 1992)

Pour tenter de désamorcer la grève des travailleurs qui avait éclaté depuis près d'un mois, le président sud-coréen, Kim Young Sam, a accepté une concession majeure : les nouvelles lois sur le travail et sur la sécurité nationale vont être réexaminées.

La grève générale avait été déclenchée lorsque le parti au pouvoir avait fait voter une série de lois assouplissant les modalités de licenciement et refusant le principe de la pluralité syndicale au sein d'une même entreprise. La session avait duré sept minutes en tout et pour tout, alors qu'aucun membre de l'opposition n'était présent. De même, une loi conférant des pouvoirs considérables à l'Agence pour l'organisation de la sécurité nationale avait été votée lors de cette session confidentielle. Cette ancienne agence d'espionnage ayant été utilisée autrefois comme instrument de répression politique, l'opposition craignait que cette nouvelle loi ne conduise à un retour de la dictature. Ce n'est d'ailleurs qu'après avoir ignoré la grève pendant un mois que le président Kim a fini par faire un geste pour réouvrir les débats, sans briser le mouvement par l'usage de la force policière comme par le passé. Il a accepté de rencontrer l'opposition et de suspendre les ordres d'arrestation des responsables de la grève. 




Home Manifestations en Bulgarie

Source : New York Times, Etats-Unis

Des dizaines de milliers de manifestants ont organisé des protestations anti-gouvernementales à Sofia, la capitale de la Bulgarie. Sous le régime du parti socialiste, composé des anciens communistes les plus conservateurs, la corruption a proliféré et le pays a plongé dans une récession économique telle que la majorité des Bulgares ont tout juste de quoi vivre. Quinze des 42 banques du pays sont placées sous contrôle judiciaire. Face à ces manifestations auxquelles se conjuguent les appels du nouveau président du parti d'opposition à la tenue d'élections législatives, le parti socialiste a accepté d'entamer un dialogue avec cette même opposition. Récemment nommé, le premier ministre socialiste, Nicolaï Dobrev, s'en est lui aussi pris sans ménagement à la corruption qui touche son gouvernement, lors d'un discours prononcé devant son propre parti. 




Home Des progrès à Hebron

Source : New York Times, New York Daily News, E-U.

« Les Palestiniens auront leur propre pays. » (un collaborateur de Maitreya, Share International, juin 1988)

Alors que les deux hommes s'adressaient à peine la parole il y a quelques mois encore, B. Netanyahu, le premier ministre israélien et Y. Arafat, le leader palestinien, ont conclu un accord qui prévoit le retrait des troupes israéliennes de 80 % du territoire de la ville d'Hebron, située sur la Rive gauche du Jourdain. De plus, une note rédigée par les Etats-Unis définit les prochaines étapes à accomplir par chaque camp : un nouveau retrait de troupes israéliennes des zones rurales de la Rive gauche au cours des 18 prochains mois ; la promesse des Palestiniens de combattre vraiment le terrorisme ; ainsi que l'aboutissement de la révision de l'ancienne charte palestinienne afin d'y supprimer les appels à la destruction d'Israël. Dennis Ross, le négociateur américain, estime que cette note américaine devient véritablement le guide de la route du futur.

Les deux camps ont été contraints d'accepter des compromis difficiles. B. Netanyahu a dû outrepasser les objections de certains membres les plus conservateurs de son cabinet et accepter le plan de paix d'Oslo. De son côté, Y. Arafat a accepté un étalement du retrait des troupes israéliennes jusqu'au milieu de l'année 1998. L'intervention opportune du roi Hussein de Jordanie mérite également une mention spéciale. C'est apparemment lui qui a réussi à obtenir de Y. Arafat qu'il modère ses revendications pour un retrait total dès septembre.

De nombreux problèmes restent à résoudre, comme les revendications de part et d'autre à propos de Jérusalem, le thème de l'Etat palestinien, et certaines questions fondamentales concernant la terre, l'eau et la sécurité. Mais la base d'une relation viable entre les deux dirigeants a été établie et augure bien de la finalisation d'un accord de paix définitif.

Comme le souligne le correspondant du New York Times, Thomas Friedman : « Les chefs du parti travailliste israélien affirment que l'accord d'Hebron signé par B. Netanyahu est identique à celui qu'ils avaient eux mêmes négocié, à l'exception des améliorations mineures qui ont été apportées. Ils ont tort. Cette version est très nettement supérieure et pour une raison : elle a été signée par M. Netanyahu. Et ce faisant, il a rallié l'autre moitié d'Israël à l'accord d'Oslo, ou tout au moins la moitié de l'autre moitié, ce qui donne une majorité de 75 %. »  




Home Une exubérance naturelle

Source : NRC Handelsblad, P.B.

« Des changements positifs se produiront au niveau de l'environnement. La croissance de la végétation s'accélérera. » (jan.-fév. 1991)

Au Pays-Bas, une étude réalisée au cours de la restauration d'une réserve naturelle montre que les cycles de la nature se sont considérablement raccourcis. En 1991, après l'acquisition d'un champ, les courants souterrains qui s'y trouvaient à l'origine furent rétablis, et il s'ensuivit immédiatement une croissance naturelle exubérante de la végétation. L'écologiste André Jansen a déclaré : « Nous pensions que cela prendrait au moins 20 ans, mais regardez ! » M. Eysing, le directeur de la réserve ajoute : « Le processus de croissance naturelle s'est considérablement accéléré. Dans les années cinquante, un plant de bruyère arrivait à maturité au bout de 25 ans. De nos jours, ce stade est atteint au bout de cinq à dix ans. » 

 




Home Une nouvelle voiture électrique

Source : New York Times, Etats-Unis

« L'environnement deviendra la question prioritaire à travers le monde. » (juin 1989)

L'EVI, fabriquée par la General Motors, est la première voiture électrique produite en grande série. Encouragée par des instances gouvernementales chargées de la protection de l'environnement, la production de cette voiture électrique pourrait être le point de départ d'une véritable révolution. Cette voiture, vendue 34 000 dollars, semble encore réservée aux personnes disposant de revenus confortables et fortement préoccupés par les problèmes d'environnement. On s'attend toutefois à ce que d'autres constructeurs sortent leur propre version de l'EVI d'ici un an ou deux. 

 




Home La moutarde qui dévore les déchets toxiques

Source : The Wall Streat Journal; The Star-Ledger; Business Week, E.U

Il est possible d'utiliser commercialement des plants de moutarde indienne afin d'extraire du sol et de l'eau les métaux radioactifs ou toxiques qui s'y trouvent. Une petite société américaine, Phytotech, installée à Monmouth Junction dans le New Jersey, l'a démontré en 1993, suite à de nombreux tests. Des plantes capables d'enlever en 24 heures jusqu'à 95 % des substances les plus toxiques ont été découvertes, et sur des périodes plus longues, certains métaux radioactifs ont été complètement retirés. Les plantes absorbent les substances toxiques grâce à leurs racines, et les font remonter dans leurs tiges et leurs feuilles. Elles peuvent ensuite être récoltées, séchées, incinérées et enfin éliminées. Dans certains cas, il vaut la peine d'extraire le métal de la cendre.

Actuellement, aux Etats-Unis, des fonds énormes sont consacrés au nettoyage d'anciens sites industriels ou nucléaires, par dragage, ou grâce à des techniques biologiques ou de filtrage. Mis au point à l'Université de Rutgers par Ilya Raskin, biologiste, né en Russie mais de culture américaine, ce nouveau procédé, beaucoup moins coûteux, est basé sur une technologie appelée « phyto-remédiation ».

Pour découvrir des plantes « dévoreuses de pollution », le Dr Raskin a étudié des centaines de variétés végétales afin d'observer leurs effets sur des sols imprégnés de métaux. Son choix s'est porté sur la famille des Brassicaceae (comprenant le chou de nos jardins), et plus particulièrement sur la moutarde indienne. Plus d'une centaine de variétés de moutardes indiennes ont été testées jusqu'à ce que l'on en trouve une qui absorbe non seulement le plomb mais également le cadmium, le chlore, le nickel, le zinc et le cuivre. L'objectif était de trouver des plantes cultivables à grande échelle. La moutarde indienne est pourvue de profondes racines pénétrant jusqu'à 60 cm dans le sol (c'est-à-dire en dessous du niveau atteint par la plupart des substances toxiques) et arrive à maturité au bout d'environ six semaines. Ceci permet quatre ou cinq récoltes par saison. 





Citation

Home Extrait de The Boy and the Brothers (le Garçon et les Frères)

« Rien n'est si important dans votre monde qui justifie de s'agiter, à l'exception de l'effort à mener pour soulager la souffrance. »

Ed. Neville Spearman, Londres




Home Dieu fait quelque chose

par Paul Prather

« Au fond de moi-même, j'ai le sentiment que Dieu fait quelque chose en cette période.
Je ne sais pas ce dont il s'agit, mais il semble se faire connaître d'une manière telle que, cela ne s'est jamais passé ainsi depuis les temps bibliques. »





Courrier des lecteurs

Home Souffle de vie

Cher Monsieur,

J'ai des problèmes respiratoires depuis l'enfance (depuis 50 ans), dus à plusieurs attaques de pneumonie. Je fume aussi depuis toujours. Du fait que mon appareil portable n'est censé me fournir que sept heures et demie à huit heures d'oxygène, je ne m'étais pas aventurée hors de chez moi plus de huit heures de suite depuis janvier 1995, date à laquelle on m'avait prescrit un supplément d'oxygène 24 heures sur 24. Toutefois, quand ma fille me montra sur son ordinateur une information au sujet des croix de lumières de Knoxville, je me sentis poussée à y aller, bien que cela représentât un voyage aller-retour en voiture de plus de 3 000 kilomètres.

J'ai le bonheur d'avoir une amie de très grand secours, Mary-Jane, qui accepta de tenter ce « safari tributaire de l'oxygène ». Nous décidâmes d'en prendre deux grosses bouteilles dans la voiture. Chacune d'elles contenait une provision d'oxygène qui, d'après le fournisseur, durerait trois jours et demi au maximum. La nuit, je devrais remplir mon appareil portable aux deux bouteilles et m'en servir pour dormir. J'étais sûre qu'en trichant un peu sur l'utilisation de mon oxygène, je pourrais faire durer la provision de ces deux bouteilles jusqu'à la fin des huit jours nécessaires au voyage.

Cependant, lorsque celles-ci furent fixées avec des courroies dans la voiture, nous constatâmes que l'appareil était trop haut pour qu'on puisse le remplir dans le véhicule. On me donna alors un appareil plus petit, muni d'un économiseur à commutateur, système devant prolonger la capacité de cet appareil, fixée entre trois heures et demie à quatre heures, jusqu'à environ sept heures et demie à huit heures.

J'avais rempli mon appareil portable habituel chez moi pour la première nuit, et par conséquent nous étions à 1 000 km de chez nous quand, la seconde nuit, j'essayai d'utiliser le petit appareil pour la première fois. Je le remplis et poussai le commutateur de l'économiseur, mais celui-ci ne voulut pas fonctionner. Nous essayâmes à maintes reprises, mais l'appareil ne fonctionnait qu'à plein rendement, ce qui signifiait qu'il ne durerait que quatre heures au maximum. Maintenant que j'écris ces lignes, je pense qu'il eut été logique qu'on fasse sonner le réveil au bout de quatre heures, afin de se lever et de refaire le plein ; mais ni Mary-Jane ni moi n'y pensâmes. Aussi allai-je me coucher en pensant que je me réveillerais lorsque l'oxygène serait épuisé, où que ma respiration deviendrait si bruyante qu'elle réveillerait Mary-Jane, ou bien encore que je survivrais tout simplement sans oxygène.

Lorsque je me réveillai, c'était le matin. Sept heures s'étaient écoulées. Je respirais admirablement et l'appareil fournissait toujours de l'oxygène. Cela nous rendit perplexes, mais nous poursuivîmes notre route sans en discuter beaucoup.

Nous passâmes la soirée suivante à l'église baptiste de Copper Ridge. Nous fûmes stupéfaites de la magnificence des croix qui y apparurent soudain. Elles étaient immenses et splendides. Nous y restâmes trois heures, et décidâmes de revenir le lendemain soir. C'est alors qu'en regardant par les fenêtres, nous vîmes les « esprits ». Nous aperçûmes trois silhouettes qui allaient et venaient en plein ciel, en marchant de façon naturelle. De temps à autre, la troisième s'approchait amicalement de la fenêtre pour la plus grande joie de tous. A l'arrière-plan, des adultes translucides flottaient tout en regardant.

Chaque soir du voyage de retour, je remplissais la petite unité d'oxygène avant d'aller me coucher, et elle continuait de donner de l'oxygène le matin. En fait, c'était stupide de ma part de la remplir à la grande bouteille car elle n'était jamais vide. La jauge indiquait toujours qu'elle était pleine. Pendant le trajet en voiture, je me servais des grandes bouteilles. Je devais passer à la deuxième dès que la première serait épuisée, mais elle ne s'épuisa jamais. Elle donnait encore de l'oxygène quand nous rentrâmes chez nous, sept jours et demi plus tard.

A notre arrivée, je fis porter les deux grandes bouteilles dans la maison et les utilisai encore près de six jours avant qu'elles ne soient vides. La provision censée faire six à sept jours avait duré plus de douze jours. J'en parlai avec mon fournisseur d'oxygène et son seul commentaire fut que c'était « impossible ».

J'ai l'impression que lors de mon voyage quelqu'un m'a aidé. A mon retour, je suis allée dans un groupe de méditation de transmission et là, on m'a suggéré que peut-être l'aide provenait d'une personne dont je n'avais jamais entendu parler : Maitreya. Etait-ce lui ?

D. S., Delmar, New York, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme confirme que ce miracle de l'oxygène était l'œuvre de Maitreya.


Home Rencontres avec Maitreya

Cher Monsieur,

Pourriez-vous, s'il vous plaît, donner votre avis sur des expériences personnelles que je pense être en rapport avec Maitreya et la Hiérarchie.

[1] La première eut lieu il y a environ quatre ou cinq ans, lorsque j'étais en Inde. Un homme assez âgé passa rapidement près de moi dans une rue animée. Il avait plutôt l'air fruste et cependant il paraissait mince et en bonne santé, ressemblant à un saint homme errant, mais je ne saurais dire pourquoi, différent. Je ne l'aperçus qu'un bref instant (tout se passa si vite) et pourtant j'éprouvai une intense sensation d'admiration et de respect mêlée de crainte. J'eus le sentiment que j'avais fait l'expérience du Christ.

Je ne sais pourquoi cette pensée aussi étrange me traversa l'esprit, étant donné que j'étais surtout en Inde à la poursuite d'une quête bouddhiste. Je sens que depuis ce jour-là mes liens avec le Christ se sont renforcés et m'ont peut-être conduit jusqu'aux conférences de M. Creme et aux messages du Seigneur Maitreya.

[2]  La seconde expérience se produisit lorsque j'étais à Casablanca, au Maroc, avec mes parents. Nous y séjournâmes environ trois jours et pendant le voyage du retour nous rencontrâmes un Marocain à la gare. Malgré son air juvénile, il devait avoir entre cinquante et soixante ans.

Le train pour l'aéroport avait été annulé et nous devions en attendre un autre. Bien qu'il nous fût encore possible d'arriver à l'heure pour prendre l'avion, mes parents étaient très anxieux. Tandis que nous étions assis à attendre, cet homme vint jusqu'à nous et engagea naturellement la conversation. Il nous dit qu'il travaillait au port, à côté de la gare, et que c'était le moment de sa pause. Nous bavardâmes tous pendant un moment (notre langue commune étant l'espagnol) et de toute évidence mes parents n'étaient plus inquiets. En fait, nous étions tous parfaitement détendus et suivions tranquillement le cours de la conversation.

Un peu avant l'arrivée de notre train, il nous dit au revoir, et en partant il se tourna vers moi et m'appela en souriant « El Marinero », ce qui signifie « le marin » en espagnol. C'était inhabituel et pourtant il me sembla que cela faisait vibrer une corde en moi, sans cependant être sûr de savoir pourquoi.

Il nous laissa dans une atmosphère de paix, transformés par sa chaleur et la générosité de son esprit. S'agissait-il d'un Marocain merveilleusement bon ou d'un membre de la Hiérarchie ?

Cette même personne continue en décrivant deux rêves :

[3]  Un soir, en m'asseyant pour prendre un repas, je vis un minuscule filet de lumière ultra-violette ou de charge électrique, d'environ 2,5 cm de long, courir sur la surface de mes aliments, pendant une seconde ou deux.

Cette nuit-là, je fis un rêve plutôt confus, mais à un moment donné je me trouvai dans une chambre inconnue. J'étais étendu sur le lit et levai les yeux pour apercevoir sur le rebord de la cheminée, à côté de moi, une statuette de la Vierge avec la même lumière ultra-violette lui traversant le cou de bas en haut. Même en rêve, j'établis une relation avec mon expérience consciente.

Le 11 janvier, durant sa conférence, M. Creme répondant à une question sur les rêves, déclara qu'ils peuvent provenir de différentes sources, d'abord du subconscient, parfois de l'âme mais aussi qu'ils peuvent être occasionnés par Maitreya.

Ce rêve a-t-il été manifesté par le Maître qui fut la Vierge Marie ?

[4] Dans un rêve qui tournait autour de la mer, du surf et de la jeunesse, je me retrouvai faisant du surf et attrapai ce qui dans le rêve était mentionné sous le nom de la « Vague de satin ».

Elle était très belle et se présentait comme un rouleau d'eau lisse et transparente déferlant doucement vers le rivage. En y pénétrant, je vis le fond de la mer et l'eau elle-même était irisée. Elle me remonta jusqu'au rivage par ce qui, réflexion faite, semblait être l'action compatissante d'un doux géant. Alors que j'en restais tout étonné, je me rendis compte que je n'étais même pas mouillé.

Ce rêve est demeuré en moi et j'ai, je ne sais trop pourquoi, l'impression qu'il peut faire référence à la mission de Maitreya et au sentier initiatique, sans en être vraiment sûr. Je vous serais très reconnaissant de m'éclairer à ce sujet.

D. G., Londres, G.-B.

1] Le Maître de Benjamin Creme confirme que cet homme était Maitreya. [2] Le Maître de Benjamin Creme indique que le « Marocain » était Maitreya. « El Marinero » fait référence au fait que le narrateur était marin dans sa vie précédent [3] Le Maître de Benjamin Creme indique que la lumière dans le rêve a été l'œuvre de Maitreya. [4] Le Maître de Benjamin Creme indique que ce rêve est un symbole de la présence de Maitreya.


Home Le marchand de raisin

Le marchand de raisin

Cher Monsieur,

Il y a environ 31 ans, je suis allée en Grande-Bretagne. J'y rencontrai mon mari et nous partîmes chez moi, en Iran, à Téhéran, pour nous marier. Quelques jours après notre mariage, vers le milieu de la matinée, alors que ma mère, mon mari et moi étions assis dans la cuisine, nous entendîmes un homme qui vendait du raisin. Ma mère me demanda de descendre en acheter deux kilos. Dehors, j'aperçus un vieil homme qui vendait du raisin, accompagné d'un âne. Je lui en demandai deux kilos. Alors que je le payais, il mit son doigt sur sa langue et ensuite sur mon front (entre les sourcils) et me bénit. Ce fut un vrai choc pour moi. Lorsque je le regardai, il avait l'air si bon et si sage que je ne dis rien et retournai à l'intérieur. Je n'ai jamais oublié cet incident bien qu'il date de 30 ans.

E. P., Essex, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme qui vendait du raisin était Maitreya.


Home Un acte magistral

Cher Monsieur,

Il y a quelques années, je me demandais depuis un certain temps comment les guérisons miraculeuses pouvaient se produire. Le Seigneur Maitreya a dit (dans Partage International) que lors des miracles, l'énergie s'écoule à travers la personne et qu'on ne doit pas la personnifier.

Un jour que je voyageais en métro, un pauvre homme âgé monta en trébuchant. Il avança à tâtons jusqu'à un siège et s'affala dessus. Il était habillé comme un mendiant et paraissait ne pas s'être lavé depuis quelque temps. Le corps courbé, la tête baissée, il semblait aveugle.

Intérieurement, je demandai à Dieu de guérir cet homme de la manière qu'il le désirait et si il le désirait. J'ajoutai que mon rôle consistait seulement à faire cette demande. Soudain le pauvre homme leva la tête et dit doucement à la femme qui était en face : « Je vois ! Je vous vois ! » Il paraissait profondément ému. Comme nous entrions dans la station suivante (celle où je devais descendre), il se tourna pour regarder le nom de la station.

Parfois, je me suis demandé si les choses se sont vraiment déroulées ainsi ou si tout cela n'a été que le fruit de mon imagination. Et si quelque chose de miraculeux s'est vraiment produit, par la grâce de qui ? Je me souviens ne pas avoir été dans un état d'esprit extraordinaire, et si quelque chose s'est vraiment produit, ce fut en « dehors de moi ». C'est ce que j'ai ressenti.

R. L., Amsterdam, Pays-Bas

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cet homme n'était pas un mendiant aveugle, mais le Maître Jésus.



Esotérisme

Home La Religion

par Aart Jurriaanse

La religion traite des relations de l'homme avec les mondes subjectifs, et s'intéresse à son approche invocatoire de la Déïté, lorsque l'homme cherche guide et soutien dans ses problèmes quotidiens, ainsi qu'à la réponse évoquée par ces appels de détresse.

Cette définition fait allusion à l'appel à l'aide de l'homme, si typique de la nature humaine : aussi longtemps que ses affaires prospèrent, il reste autonome et parfaitement capable de régler ses problèmes personnels sans aucune aide extérieure. Mais viendra inévitablement un jour où les choses ne se dérouleront plus conformément à ses plans et à ses desseins, particulièrement lorsque ces plans visaient le profit égoïste et la recherche du pouvoir. Chaque individu connaîtra un moment où tout paraîtra le trahir et se retourner apparemment contre lui ; désespéré, il réalisera alors que ses pouvoirs sont inadaptés face aux circonstances, et il se tournera avec angoisse vers les sources subjectives pour demander de l'aide. Heureux ceux qui, dans de telles circonstances, savent où se tourner, et connaissent l'existence de la Source unique qui fournira infailliblement soulagement et remède au cœur blessé.

La Sagesse éternelle

Les enseignements de la Sagesse antique exposent les grands principes et les lois sur lesquels se fonde la religion. Ils dévoilent le lien existant entre l'homme et la Source, et indiquent la manière d'agir et de vivre pour entrer en contact avec les forces émanants d'En Haut et les évoquer, plutôt que de tenter de se suffire à soi-même, et de nier tout lien avec le subjectif.

Puisse l'homme acquérir une conception assez claire de sa situation de minuscule maillon au sein du grand ensemble ; il reconnaîtrait alors rapidement l'impossibilité physique d'une existence égoïste et séparée, existence qui peut être poursuivie pour une durée plus ou moins longue, procurant peut-être un grand succès matériel ; mais si cela se produit au dépend de la vie spirituelle, cette existence est vouée à l'échec pour ce qui est de trouver la joie et le bonheur. Ne constatons-nous pas fréquemment combien le pouvoir et les richesses vont de pair avec la pire misère et le désenchantement ? Combien ont accumulé les possessions, mais ce faisant ont perdu leur âme ? A quel point se vérifie le vieil adage selon lequel l'argent ne fait pas le bonheur ! Non, la joie est intangible et relève de l'esprit, et ne peut être atteinte que si elle est émise par l'âme !

La Sagesse immémoriale ne doit toutefois pas être considérée comme une religion. Il ne s'agit que d'une philosophie, une recherche de la Vérité, une analyse et une prise en compte des forces sous-jacentes affectant la vie de l'homme et la contrôlant, ainsi que le reliant à son environnement et au reste de l'Univers. La Sagesse antique et toutes les religions sont fondées sur les mêmes concepts fondamentaux ; mais au lieu d'autoriser l'esprit en croissance de l'homme à agir librement dans sa recherche toujours plus approfondie de la Vérité, la hiérarchie religieuse et les théologiens ont tenté de limiter le champ de réflexion de leurs fidèles à des doctrines dogmatiques et figées. Sans prendre en compte les modifications constantes des conditions de vie et des relations humaines, ni davantage le développement continuel du mental des individus, des groupes et des nations, les théologiens s'accrochent désespérément à leurs dogmes, leurs conventions et leurs pratiques, qui furent instaurées il y a des centaines d'années lorsque les circonstances, les relations humaines, et particulièrement les idées générales, se trouvaient à de nombreux égards totalement différentes de ce qu'elles sont aujourd'hui.

Les vérités de base, naturellement, demeurent immuables, mais ce que l'homme considère être la vérité ne représente que des facettes et des versions humaines des grandes vérités divines, qui dépassent l'entendement. C'est pourquoi, bien que la nature de base de ces vérités restera à jamais invariable, leur interprétation par l'homme sera effectivement sujette à des traductions et des expressions différentes et devra, par conséquent, être adaptée de temps à autre aux situations et aux perspectives humaines mouvantes, et dans certains cas également, sans aucun doute, à un discernement plus profond.

Le dogmatisme

En établissant des principes dogmatiques auxquels les membres d'une religion sont supposés se soumettre, l'autorité religieuse s'efforce de limiter la liberté de pensée et de discrimination objective, et ainsi de mener son troupeau sur le chemin étroit qu'elle semble considérer comme la seule direction valable. Mais en pratique, il existe en réalité des centaines de sectes et de religions différentes, chacune se targuant de détenir « la seule et unique voie vers le salut ». Leurs chefs, par ignorance, parviennent largement à limiter le développement mental et spirituel non seulement de leurs fidèles, mais d'eux-mêmes également. Le fait est que, dans une large mesure, ils se comportent comme de véritables perroquets répétant des doctrines prescrites, au lieu d'examiner ces questions par eux-mêmes. On se retrouve ainsi avec l'impression que beaucoup de ces théologiens ont peur de penser ou de conduire leurs arguments à leurs conclusions logiques, tant elles pourraient entrer en conflit avec leurs dogmes, conduire au doute et à l'incertitude, et saper leurs croyances établies.

Des milliards de chemins

La conclusion logique est qu'il est impossible qu'il n'existe qu'une voie unique de salut ; ni même seulement plusieurs centaines, telles que les recommandent autant de religions et de sectes. Non, il existe des milliards de chemins qui gravissent la montagne ; en réalité, il existe autant de chemins que d'âmes humaines en peine, car chaque âme individuelle doit trouver son propre chemin de retour vers la maison de Père, chacune selon ses caractéristiques, les circonstances, et l'étape de son développement ; et tandis qu'elles se trouvent stimulées par tant d'énergies et de forces différentes, l'hommes est poussé de l'avant ou retardé tout au long de son cheminement difficile vers l'ultime destination. Mais il faut bien comprendre qu'aucun de ces chemins n'est facile à suivre ; tous sont étroits, escarpés et parsemés d'obstacles. Certains pèlerins laissent leur attention se détourner, et plutôt que de suivre la route la plus courte possible, flâneront d'abord au gré des circonstances, explorant quelques chemins de traverses, perdant ainsi du temps avant de poursuivre leur difficile progression. D'autres, encore à moitié endormis, et comme atteints de cécité, trébuchent sur les obstacles, se blessant grièvement eux-mêmes, jusqu'à ce qu'ils aient appris leurs leçons et que, leur vision se clarifiant, ils réussissent à surmonter les difficultés et les pièges des chemins détournés.

Tous ces chemins, bien qu'ils puissent différer par leur itinéraire ou par certains détails, mèneront néanmoins à la destination, c'est-à-dire au Dieu Unique. Le sens de la divinité inhérent à tout cœur humain doit conduire finalement chaque âme individuelle à la synthèse avec l'UN.

Le rôle des Instructeurs

Les grandes religions du passé furent basées sur les enseignements dispensés par quelques personnalités spirituelles remarquables, ou Instructeurs, qui, il y a des siècles, apparurent à telle race ou dans telle région. L'influence de ces Vies, et leur parole, subsiste, bien qu'avec souvent de grandes distorsions, dans les religions qui se sont bâties sur leurs préceptes originaux. Ces Instructeurs étaient tous envoyés d'En Haut afin d'assurer le rôle de guide spirituel et d'aider les races occupant une région donnée. Leurs enseignements originaux étaient revêtus d'un langage et de symboles adaptés à la compréhension et à la situation des gens de cette époque. Au cours des années ultérieures, nombre des enseignements originaux furent adaptés par l'autorité religieuse afin de les rendre conforme à ses propres conceptions, avec, fréquemment, l'objectif d'asseoir son pouvoir sur la communauté, ou de maintenir son influence.

Qu'un homme, aujourd'hui, appartienne à telle ou telle religion, dépend surtout de sa famille, de sa communauté ou de sa religion d'origine. Fondamentalement, les diverses religions diffèrent relativement peu les unes des autres, et les différences proviennent principalement du fait de l'homme, lorsqu'il s'agit d'interprétations de la Vérité, de divers dogmes, ou de cérémonies rituelles, qui sont toutes d'origine humaine.





Interviews

Home Anorexie Mentale

La réponse de Peggy Claude Pierre

Interview de Peggy Claude Pierre par Connie Hargrave

Les troubles de l’alimentation sont de plus en plus fréquents dans le monde développé, où les médecins sont parfois confrontés à des enfants d’un ou deux ans qui refusent de se nourrir. Ces troubles sont une véritable énigme pour la profession médicale et, dans leur forme aiguë, causent la mort de plus de 10 % des sujets affectés, ceci malgré l’alimentation par perfusion. On admet généralement qu’il n’y a pas de remède à cette maladie. Pourtant, Peggy Claude Pierre, qui dirige avec son mari David Harris la clinique Montreux à Victoria, au Canada, a su venir en aide à des personnes même gravement atteintes et les a complètement guéries. Cette clinique a constitué le dernier espoir de beaucoup de gens qui expriment maintenant leur gratitude à « l’ange » qu’est pour eux Peggy Claude Pierre. Connie Hargrave l’interroge pour Partage International.

Partage International : Vous parvenez à rétablir des anorexiques considérés comme incurables par le reste du corps médical ?
Peggy Claude Pierre : Oui, dans notre clinique, nous avons obtenu des rémissions complètes pour les troubles de l’alimentation.

PI. Votre aide est-elle très demandée ?
PP. Oui, des demandes nous parviennent du monde entier, y compris des demandes d’autres cliniques. Nous admettons principalement des patients pour qui les traitements classiques, en hôpital, ont échoué. Malheureusement, certains meurent avant d’arriver chez nous. Ne pouvant accéder à toutes les demandes, nous sommes amenés à faire des choix difficiles, et admettons en priorité les enfants et pré-adolescents gravement atteints car leur état peut se dégrader rapidement.

PI. L’anorexie est souvent définie de manière stéréotypée, comme une maladie de la vanité, caractéristique d’adolescentes égocentriques en mal d’un « corps parfait » ou cherchant à manipuler leur famille. Cependant, le fait que des jeunes enfants, y compris des garçons, soient également concernés semble contredire cette hypothèse.
PP. A ma grande surprise, l’anorexie n’est pas du tout ce que j’avais lu dans les livres de médecine. Nous avons pris conscience que l’anorexie est très différente de la définition communément admise. Ce qui explique la fréquence des rechutes et le taux de mortalité scandaleusement élevé dans la plupart des cliniques.

Des patients ne se reconnaissant aucune valeur

PI. Quelle est votre interprétation de ce phénomène ?
PP. Nous avons diagnostiqué ce que nous appelons « un état de négativité confirmé » comme étant la cause première de l’anorexie. La nourriture ne fait en l’occurrence que concrétiser la valeur que le patient se donne à lui-même ; or, le patient ne se reconnaît aucune valeur. Il pense généralement qu’il ne mérite pas de vivre et traduit concrètement cette croyance en se privant de nourriture.

PI. Ne pensez-vous pas que cela vienne de l’importance donnée à l’apparence, au désir d’être mince, conforme aux normes de la beauté diffusées par la presse et le cinéma ?
PP. Cela peut être un mobile pour certains, car la mode des régimes fait rage et il est tentant de se plier aux stéréotypes sociaux pour plaire aux autres. Les enfants sujets à l’anorexie sont des perfectionnistes qui, dans une culture valorisant beaucoup la beauté et la performance, sont souvent attirés par la gymnastique et le modelage. Cependant, leur perfectionnisme est davantage motivé par une volonté d’améliorer le monde pour qu’il y ait moins de souffrance que par un désir égoïste de se mettre en valeur. Ils se sentent responsables du monde et ne réalisent pas que c’est un fardeau trop lourd pour eux. Ils considèrent comme leur devoir de faire face à toutes situations et ploient sous la charge qu’ils s’imposent. Cette perception erronée intervient probablement à un âge très précoce, mais lorsque les symptômes se manifestent, les jeunes patients se trouvent dans l’incapacité de dominer leur handicap et préfèrent renoncer à leur droit à la vie.

Un mental parasité de messages négatifs

PI. Comment soignez-vous ces enfants ?
PP. Dès qu’ils commencent à aller mieux, nous leur réapprenons à vivre, à être objectifs. Nous éloignons tout ce qui est censé mesurer leur valeur et leur apprenons à ne pas accepter les normes telles quelles, y compris par exemple la mesure que donne une balance. Nous leur disons par exemple : « Comment peux-tu laisser un bout de métal décider si ta santé est bonne ou mauvaise ».

PI. Comment traitez-vous les patients qui frôlent la mort ?
PP. Je suis pétrifiée chaque fois qu’un tel cas se présente, telle cette petite fille de 6 ans nourrie par perfusion parce qu’elle refusait de s’alimenter depuis deux ans et demi. Mais nous n’avons encore jamais perdu un seul enfant. Nous parvenons à les remettre sur pied sur une période de 8 à 12 mois, y compris dans les cas les plus désespérés.
L’expérience que nous avons de cette maladie nous dit que ces enfants sont parasités 24 heures sur 24 par des messages négatifs. Une voix intérieure leur répètent qu’ils ne valent rien et ne méritent pas de vivre. Et nous, 24 heures sur 24, nous les réconfortons et les rassurons. Par exemple, une jeune fille écossaise de 21 ans est arrivée chez nous alors qu’elle ne pesait que 22 kg 300 et disait qu’elle devait mourir, qu’elle ne méritait pas de vivre. Par une attention constante et des affirmations positives, nous éliminons peu à peu le négatif, ce qui permet à l’être de reprendre sa croissance sans entraves, telle une jeune pousse que l’on arrose.

Gagner la confiance du patient

PI. Cette approche est-elle toujours concluante ?
PP. Certains enfants nous arrivent dans un véritable état de transe, mais nous parvenons tout de même à gagner leur confiance parce que nous les acceptons et les respectons tels qu’ils sont. Gagner leur confiance est très difficile, mais notre succès est fondé sur le respect du patient. Je remercie Dieu de nous avoir inspiré cette méthode. Je pense, et le dis avec humilité, que nous avons innové dans notre manière de penser et de communiquer avec ces enfants. Je suis confondue par la profondeur et la complexité de cette maladie psychosomatique. Sans cet essentiel rapport de confiance avec les patients, il serait impossible de les sortir de leur état. Ils sentent lorsqu’un thérapeute ne les comprend pas vraiment et ils ne lui donnent pas leur confiance. D’autres méthodes attendent de l’enfant qu’il fasse l’effort de « s’en sortir » par lui-même ; cependant, même s’il en a la volonté, il ne peut surmonter seul les croyances négatives qu’il a en lui.

PI. Quel est l’élément essentiel de la thérapie ?
PP. Nous parvenons à inverser le processus pathologique par des soins intensifs agencés avec précision. Nous parvenons ainsi à dissocier l’enfant de sa maladie, lui apprenons à distinguer l’anorexie ou la boulimie de sa propre nature, de ce qui fait sa valeur et le rend unique. Il cesse ainsi de s’identifier à son mal et peut le voir comme une simple affection dont il est porteur, comme d’autres sont porteurs de parasites. Nous créons un environnement de soutien inconditionnel aux jeunes patients, les appelons « mon chéri », « mon amour », etc. Ce qui motive nos collaborateurs à travailler avec nous, c’est leur qualité de compassion, de solidité émotionnelle et d’humour, ainsi que leur aptitude à établir une relation interactive, riche et intense avec des êtres qui se haïssent profondément et ont rejeté les autres pour mieux conforter l’image péjorative qu’ils ont d’eux-mêmes. C’est donc un traitement en quatre temps : dans un premier temps, nous nous efforçons simplement de leur faire accepter de la nourriture en leur répétant qu’ils valent la peine qu’on les nourrissent. Puis, lorsqu’ils sont capables de tenir la position assise pendant plus de cinq minutes, ils passent à la phase d’émergence, essentiellement physiologique, où ils redécouvrent leur corps. Enfin, lorsqu’ils sont capables de dire non à leur maladie, nous leur faisons vivre les différents stades d’évolution qui les mènent de l’état de nourrisson à celui d’adulte. Par exemple, au stade de l’adolescence, nous leur apprenons à se situer par rapport au monde « extérieur ». Le quatrième stade est un travail pratique de sevrage au cours duquel ils acquièrent une vision objective d’eux-mêmes et du monde, ainsi que de la compassion pour ceux qui font preuve d’incompréhension. Ainsi pourvus d’un esprit de compassion, d’humilité et de service, ils sont peu enclins aux rechutes.

Des êtres sensibles et généreux

PI. Comment êtes-vous parvenue à une telle compréhension de l’anorexie ?
PP. Je me suis intéressée à l’anorexie par la force des chosesAlors que j’effectuais un stage pratique dans une prison pour enfants, dans le cadre de mes études de psychologie, mes deux filles sont devenues anorexiques. Lorsqu’on m’avertit que celle qui était âgée de 13 ans n’avait plus que deux mois à vivre, j’essayai alors plusieurs hôpitaux et finalement me rendis en Europe. En tant que mère, j’avais beaucoup de mal à accepter cette maladie, car je pensais que c’était peut-être ma faute. J’interrompis tout ce que j’étais en train de faire et restai auprès d’elle 24 heures sur 24 pendant 18 mois, ce qui me familiarisa totalement avec cette maladie. Toutes deux sont hors d’affaire et maintenant, 11 ans plus tard, l’une d’elles vient d’avoir un enfant et se porte tout à fait bien. Elles disent regretter amèrement de m’avoir fait traverser une telle épreuve, mais pas moi, car cela a été plutôt une chance sans laquelle je n’aurais jamais appris tout ce que je sais et ne serais pas en position d’aider les autres.
Je tentai de reprendre mes études et d’oublier cette maladie, mais on venait sans cesse me solliciter par des demandes telles que « Ma fille de neuf ans souffre d’anorexie. Elle va mourir. Pouvez-vous nous aider ? » Actuellement, nous recevons 500 demandes par jour pour secourir des enfants mourants. Ils arrivent avec leurs parents dans un état désespéré et nous sommes leur dernier espoir.

PI. Que pensez-vous de l’expansion de cette maladie ?
PP. Je pense que la société doit changer son système de valeur fondé sur la compétition, bien que ces valeurs soient omniprésentes jusque dans nos cellules. Nous inculquons à nos jeunes un esprit de compétition tel qu’ils en perdent leur humanité. Ils ont besoin de se connaître comme des êtres uniques au monde, plutôt que comme des moutons dociles aux injonctions de la société. A première vue, ces enfants semblent avoir l’esprit de compétition parce qu’ils aspirent à la perfection, mais ce n’est qu’une apparence, car ils comprennent très bien que s’ils sont premiers, un autre doit être second ou dernier. J’ai peur que la société finisse par les tuer si elle continue d’ignorer leur aspiration profonde.

PI. Que pensez-vous que ces enfants aient à nous apprendre ?
PP. En fait, la présence de tels individus dans notre société devrait nous encourager. A première vue, ces enfants se veulent performants, mais derrière ce masque, ce sont des êtres généreux qui veulent surtout donner au reste du monde. Ce sont des êtres sensibles et intelligents qui, à un âge très précoce, se chargent des problèmes des autres alors qu’ils n’ont pas encore l’objectivité nécessaire pour garder le sens de la mesure et réaliser qu’ils ne peuvent à eux seul changer le monde. Ce sont des leaders potentiels de nos sociétés et ils nous rendent plus que nous leur avons donné.






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