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Accueil > Revue Partage > année 1992

Extraits de la revue
Partage international

February 1992 - N 41 / 42 Vol. 5, n 1



Questions / Réponses


Q. Vous avez indiqué que M. Gorbatchev était adombré par Maitreya. En était-il conscient ?

R. Je crains que la question ne soit mal formulée. Je n'ai pas dit que M. Gorbatchev était adombré par Maitreya, mais qu'il travaillait sous l'impression mentale de Maitreya, ce qui est tout à fait différent.

Jésus était adombré par Maitreya, et la conscience de Maitreya travaillait à travers Jésus. Mais M. Gorbatchev, tout comme les autres dirigeants de la planète (bien que tous n'y répondent pas), reçoivent seulement une impression de nature mentale destinée à leur inspirer la conduite à tenir.

M. Gorbatchev est le dirigeant le plus réceptif à cette sorte d'impression mentale qui conforte probablement ses propres idées personnelles quant aux changements à accomplir et aux nécessités du monde. Suite à cette impression mentale, M. Gorbatchev a ouvert l'Union soviétique sur le monde.

Maitreya a déclaré que M. Gorbatchev avait fait ce qu'il fallait, mais pas au bon moment. M. Gorbatchev s'est trouvé poussé, sur sa gauche, par des gens comme B. Eltsine, à effectuer des réformes à un rythme inadéquat, alors qu'il tâchait, sur sa droite, de galvaniser les conservateurs. Il s'est ainsi trouvé dans une impasse, entre les conservateurs d'un côté, et les progressistes de l'autre - les uns le tirant en arrière et les autres le poussant trop vite vers l'avant. Selon son entendement, M. Gorbatchev a dû établir un compromis sur le calendrier des réformes.

En essence, il a accompli sa tâche qui consistait à établir de nouvelles relations entre l'Est et l'Ouest, à rapprocher l'Union soviétique des Etats-Unis, ainsi qu'à lancer la glasnost et la pérestroïska, et à entreprendre l'ouverture de l'Union soviétique au reste du monde. M. Gorbatchev a mené à bien ce travail.

Je crois qu’il pense que le Christ travaille à travers lui et que sa vision des choses correspond à celle du Christ. Récemment, il a déclaré que « Jésus-Christ lui-même » ne pourrait interrompre les changements en cours et la dissolution de l’Union soviétique. Ainsi est-il ouvert à la possibilité de la présence d’un Christ dans le monde. Je ne peux pas dire à quel point il est conscient de sa relation (en termes d’inspiration) avec le Christ. Il faudrait lui poser la question. Maitreya avait également prédit que M. Gorbatchev démissionnerait, qu’il serait écarté. Naturellement, cette prédiction s’est réalisée.



Q. Le fait que M. Gorbatchev reçoive une impression ne va-t-il pas à l'encontre du libre arbitre ?

R. Non. Le libre arbitre est toujours respecté. Il n’y a pas de transgression à cette règle. Et c’est pourquoi certains dirigeants répondent à l’impression, et que d’autres n’y répondent pas. L’impression est générée, puis il est laissé à chacun le soin d’y répondre ou non. Certains y répondent, d’autres n’y prêtent pas attention ou « n’entendent pas ». Par exemple, en septembre 1990, au début de la crise du Golfe, G. Bush a envoyé successivement deux émissaires à Londres, afin d’obtenir les conseils de Maitreya sur la conduite à tenir. Maitreya a répondu qu’il garantissait que Saddam Hussein retirerait toutes ses troupes du Koweit sans coup de feu supplémentaire, si G. Bush mettait sur pied un programme d’aide économique à l’Irak. Et, puisque G. Bush a pensé qu’il était trop difficile de mettre en œuvre cette proposition sans perdre la face (de son point de vue), il a refusé le conseil. Le libre arbitre n’a pas été enfreint, et on connaît la suite.



Q. Maitreya a-t-il fait des commentaires à propos du sommet de Maastricht ?

R. Oui, dans la mesure où nous avons reçu au cours des deux ou trois dernières années un grand nombre de commentaires de Maitreya, par l’intermédiaire de l’un de ses collaborateurs, non pas précisément sur Maastricht, mais sur ce que Maastricht représente, à savoir l’Européanisation. Je dirais que la chose sur laquelle Maitreya est d’accord avec Margareth Thatcher (mais pour des raisons différentes) est la nécessité de conserver une identité nationale. Maitreya déclare que l’identité nationale est sacrée, divine. Tout pays, et toute nation, en tant qu’âme et en tant que personnalité, est gouverné par des énergies — les rayons. L’âme d’une nation s’exprime par les initiés et par les disciples qui appartiennent à cette nation. Et la personnalité d’une nation s’exprime par la masse du peuple. Ce sont les rayons qui gouvernent chacune des nations qui leur confèrent leurs caractéristiques particulières.



Q. Le nationalisme entraîne assurément le séparatisme. On constate cela en Yougoslavie et dans d'autres endroits.

R. En effet, nationalisme politique signifie séparatisme. Mais nationalisme culturel signifie identité nationale.

Nous autres Britanniques avons quelque chose de particulier à donner au monde. Dans le passé, nous avons donné une forme de gouvernement parlementaire qui constitue le symbole de la démocratie. La véritable démocratie a bien peu existé, mais néanmoins l'idéal démocratique fut encouragé par les qualités du second rayon de l'âme de la Grande Bretagne, comme ce fut le cas plus tard aux Etats-Unis, qui possède une âme de ce même rayon.

A travers son âme du 4e rayon, l'Allemagne a donné au monde le concept de l'organisation hiérarchique. Mais ce pays s'est trouvé dominé par les aspects volonté et pouvoir de sa personnalité de premier rayon, et est ainsi devenu le berceau du fascisme, ou en l'occurrence, du nazisme.

Le fascisme représente en réalité une expression dénaturée d'une forme de gouvernement hiérarchisé. La démocratie représente l'expression d'une autre forme de gouvernement, hiérarchisé également, mais basé sur l'amour. Le fascisme est basé sur le pouvoir, tandis que le communisme se fonde sur l'intelligence. Le fascisme est le résultat de l'écoulement de la puissance du premier rayon provenant du centre le plus élevé, Shamballa - le centre où la volonté de Dieu est connue. Dans l'histoire politique, le fascisme constitue une expression complètement dénaturée de l'énergie de pouvoir ou de volonté.

La Hiérarchie spirituelle fonctionne également de manière hiérarchisée. Le Christ, le Seigneur Maitreya, se trouve à la tête de la Hiérarchie, mais il ne régente pas tout ce qui s'y passe. L'ensemble de la Hiérarchie des Maîtres reçoit le plan, et l'examine démocratiquement. Mais les décisions ultimes sont prises par les trois grands Seigneurs, et notamment par le Christ lui-même. Non pas en raison de son autorité, mais en raison de sa conscience spirituelle, qui lui confère la capacité de prendre des décisions - que personne d'autre ne peut prendre - en raison d'une connaissance spirituelle et d'une compréhension, plutôt que du fait d'un pouvoir ou d'une autorité en tant que tels. Le véritable fondement intérieur et spirituel du fascisme s'appuie sur ce modèle hiérarchisé de premier rayon, et finalement, comme le Maître Tibétain Djwal Khul l'a prédit à travers Alice Bailey, l'Allemagne présentera au monde un modèle de gouvernement de ce type, bien que totalement différent de sa récente forme dénaturée et fascisante.

La démocratie découle de la Hiérarchie elle-même. La Hiérarchie constitue le centre où s'exprime l'Amour de Dieu qui se manifeste, en termes politique, par la démocratie, le gouvernement par le peuple et pour le peuple. La troisième forme d'organisation politique, le communisme, est créé par l'humanité elle-même et exprime l'aspect intelligence.

Il faut conserver l'identité culturelle nationale, tout en enlevant les barrières. Un jour, le passeport deviendra inutile pour se rendre d'un pays à l'autre, mais qui voudrait que les Allemands ressemblent aux Français ? Qui voudrait aller passer ses vacances en France et n'y trouver que des Britanniques ? Chaque pays doit conserver sa saveur particulière. Nous sommes tous différents, et ces différences doivent être maintenues, mais nous devons vivre ensemble comme frères et sœurs.



Q. Pourriez-vous expliquer ce que signifient les expressions « honnêteté du mental » et « sincérité de l’esprit » ?

R. Chacun d’entre nous pensons une chose, en exprimons une autre, et en faisons une troisième. Cela représente précisément l’inverse de l’honnêteté du mental. L’honnêteté du mental consiste à penser une chose, puis à exprimer et à faire ce qui est en accord avec cette pensée : ce que vous dites correspond à ce que vous pensez et à ce que vous faites — l’ensemble suit une droite ligne. Très peu de gens y parviennent, en raison des difficultés que cela comporte. Tout le monde a observé l’homme politique qui répond à côté des questions afin de ne pas se dévoiler. Il semblerait qu’aucun homme politique ne puisse se permettre de dire véritablement ce qu’il pense.

La « sincérité de l’esprit », c’est lorsque votre discours provient du cœur, que vous êtes absolument sincère et en accord avec qui vous êtes et ce que vous êtes, sans prétention ni mirage, sans vous figurer être ce que nous n’êtes pas, mais en étant droit, pur et vrai envers vous-même.

Un autre principe est celui du « détachement ». Se détacher de son identification avec le corps, avec les pensées ou les émotions.

Ces trois notions, honnêteté du mental, sincérité de l’esprit et détachement, interagissent. Devenant plus détaché, vous augmentez votre capacité à l’honnêteté et à la sincérité, et commençant à être plus honnête et plus sincère, vous devenez plus détaché.



Q. Les instructeurs du passé, tel que Jésus, n'ont pas fait appel aux médias. Pourquoi ce besoin, maintenant ?

R. Il n’existait pas de média. Aucun média. Y en aurait-il eu que Jésus les aurait certainement utilisés. Jésus a dispensé son enseignement pendant trois ans, en demeurant si peu connu, qu’il fallut qu’un de ses disciples, Judas, finisse par se faire corrompre et le désigne aux autorités, pour que Jésus soit arrêté.

Tout le monde croit que Jésus se faisait accueillir à bras ouverts. Cela n’est pas le cas. La seule fois où il fut accueilli à bras ouverts, ce fut lors de sa dernière entrée à Jérusalem, lorsque le peuple crut qu’il allait conduire le soulèvement contre Rome. Ceux qui croyaient à la venue du Messie, attendaient un prince guerrier, issu de la Maison de David, et capable de libérer les Juifs du joug romain. Jésus ne fit rien de tel, mais exhorta : « Rendez à César ce qui appartient à César, et rendez à Dieu ce qui appartient à Dieu ». Il n’était pas du tout venu afin de libérer les Juifs de Rome, et c’est pour ça qu’ils se débarrassèrent de lui. Et comme, dans leur esprit, ils se représentaient le Messie comme un prince guerrier, Jésus ne pouvait pas être le Messie.

Il n’existe pas un seul enseignement qui nous soit parvenu sous sa forme initiale. Pourtant, la chrétienté n’a que 2 000 ans. Que dire alors des enseignements datant de plusieurs milliers d’années ? Tous les instructeurs, et Jésus lui-même, vinrent dans le monde et transmirent leurs enseignements à quelques disciples, à qui il incombait de les répandre. Il a fallu des siècles pour que l’enseignement de Jésus se propage, et inévitablement, au cours de cette période, s’instituèrent des inexactitudes, des distorsions et des colorations de l’enseignement original, simple. Dans la plupart des cas, on élevait l’Instructeur au rang de Dieu. C’est la raison pour laquelle Jésus est adoré comme Dieu. Jésus n’est pas Dieu, et n’a jamais prétendu l’être. Maitreya ne le prétendra pas davantage. Aucun de ces Instructeurs n’est Dieu. Ils ont la conscience de Dieu, mais c’est une autre chose. Tous les Maîtres, sans exception, ont la conscience de Dieu. Ils représentent la perfection, et c’est pour cela qu’on les appelle des Maîtres. Mais cela ne les élève pas au rang de Dieu, pas plus que cela ne vous rend Dieu vous-même. Vous êtes Dieu, nous sommes tous Dieu, mais cet état d’Être se rapporte à la conscience. Lorsque vous êtes conscient de la nature de Dieu, alors vous avez la conscience de Dieu. Il s’agit d’un phénomène progressif, et atteindre cette sorte de perfection exige des incarnations et des incarnations. A l’heure actuelle, et pour la première fois, précisément du fait de l’existence des réseaux modernes de communications, l’Instructeur peut s’adresser directement à chacun. Il n’a plus besoin de prêtres pour (mal) interpréter son enseignement. Un appel des médias — lui demandant de se faire connaître — représenterait l’appel de l’humanité en général. Maitreya peut répondre à cet appel — en conformité avec la loi karmique.



Q. (1) Comment expliquer au profane, qui n'a jamais entendu parler de Maitreya ou de Saï Baba, et qui ne s'intéresse pas à ces choses, que de tels êtres sont présents dans le monde et qu'il est possible de changer le monde ? (2) Selon vous, qu'est-ce qu'un véritable être humain ?

R. (1) Il n’est bien évidemment pas nécessaire de connaître l’existence de Maitreya ou de Saï Baba pour vivre. Cette connaissance peut enrichir votre vie, mais si vous vivez dans le tiers monde, en Afrique ou en Amérique du Sud par exemple, vous n’entendrez peut être jamais parler de Saï Baba ou de Maitreya, mais vous pourrez vivre comme un véritable être humain.

(2) Selon moi, un véritable être humain est une personne ayant conscience de ne pas être seule, et d’appartenir à une grande famille (au sens le plus large du terme). Il appartient par conséquent à cet être de vivre d’une manière telle à ne faire aucun mal à cette famille. Ce caractère inoffensif est à la base de justes relations, et possède une fonction très pratique. Il ne s’agit pas simplement d’une belle idée. Il est impératif d’être inoffensif, sinon vous vous ferez du mal à vous-même. Toute pensée, ou toute action, dont nous sommes à l’origine, engendre une cause. Les effets découlant de ces causes modèlent nos vies, en bien ou en mal. Qu’elles soient douloureuses ou plaisantes, nous engendrons ces causes, pas seulement au cours de nos vies antérieures, mais d’instant en instant. La semaine dernière, hier, en ce moment même, nous nous trouvons à l’origine, par nos pensées et par nos actes, de l’expérience de nos propres vies. Cela peut soit être utile, soit être destructeur. Dans la seconde hypothèse, c’est destructeur non seulement pour nous-mêmes, mais également pour notre communauté.

Comprenez donc bien cette nécessité de l’innocuité, car nos pensées et nos actes conditionnent non seulement notre vie, mais également celle des autres, de tous ceux avec qui nous nous trouvons en relation. Aussi devons-nous établir de justes relations, et c’est là l’objet de l’enseignement de Maitreya. De justes relations humaines signifient vivre ensemble en toute innocuité les uns envers les autres, permettant à l’Être de chaque individu de croître, de fleurir, et de se manifester à sa manière, en son temps, et sans subir l’interférence de quiconque. Si on observait ces principes, il ne serait pas si important de connaître l’existence de Maitreya ou de Saï Baba.



Q. Je crois qu'un changement spirituel doit se produire dans le monde avant que Maitreya ne puisse apparaître. Il semble que cela puisse prendre des siècles. Qu'en est-il ?

R. Le changement spirituel que vous considérez comme nécessaire, est déjà entamé - et c'est pourquoi Maitreya est parmi nous. Contrairement à vous, Maitreya ne pense pas que les changements requis puissent prendre des siècles. Vous pouvez accepter ou refuser que Maitreya soit présent (ou qu'il puisse l'être), mais cela ne modifie en rien la réalité de sa présence, qui devient chaque jour plus évidente.



Q. La pauvreté ou la famine entravent-t-elles le développement de la capacité d'une personne à manifester sa propre divinité ?

R. La pauvreté peut ou non faire obstacle. La famine représente assurément une entrave.






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